Julie Deschoolmeester – Karthors

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Julie Deshoolmeester a repris le circuit de karting créé par son père. Une manière d’entretenir la mémoire familiale mais aussi d’affirmer une vision nouvelle, inclusive et tournée vers l’avenir.

Pouvez-vous nous présenter votre parcours et votre entreprise ?

Karthors est un circuit extérieur avec une piste de 800 mètres de long. On a une flotte de 35 karts. On axe sur le kart pour tous, donc on a des tout petits karts électriques pour les 3 à 6 ans, d’autres pour les enfants de 7 à 11 ans, des karts pour les adultes forcément, et aussi des plus puissants pour les adultes confirmés. Sans oublier des karts doubles pour faire du kart en famille avec des enfants. Donc voilà, circuit extérieur et vraiment le kart pour tous à partir de 3 ans, ouvert à tous les âges, hommes, femmes, personnes âgées, on a déjà eu des personnes en situation de handicap physique, mental…

Comment vous êtes-vous lancée dans cette aventure ?

Mon père a créé la piste en 2011, il a eu un accident d’hélicoptère en février 2014 donc la structure a été fermée pendant un an et demi. À cette période-là, j’étais encore des études, je terminais mon Master 2. Avec mon conjoint nous nous sommes posés la question de la reprise ou pas. On s’est mis sur le dossier, les formalités administratives ont été un peu longues mais on a repris l’entreprise en septembre 2015. On a réouvert au bout d’un an et demi de fermeture et là, ça fait trois années pleines, on attaque notre quatrième année et on est très satisfaits d’être venus ici.

C’est un projet de couple ?

C’était vraiment un changement de vie en plus on a dû déménager, quitter la Bretagne. On a atterri à Cahors où on ne connaissait au fond pas grand monde. C’était vraiment un projet à deux, chacun avec ses compétences : lui a suivi un parcours juridique, moi, plus en gestion des ressources humaines puis gestion globale de l’entreprise. On avait vraiment des points forts à tous les deux, ce qui nous a permis de reprendre dans de bonnes conditions le circuit… Voilà donc un beau projet, à deux !

Après 3 ans, un premier bilan ?

Un bilan très positif, on adore créer, on ne reste jamais à rien faire. C’est sûr que là pendant les 3 années, on a développé beaucoup de choses. Mon père faisait des choses très simples, c’était plus de la location, et de l’animation d’entreprise… et quelques événements par-ci par-là. Mais nous, on a vraiment explosé les événements, on met en place un calendrier à l’année avec plein d’événements et surtout pour tout le monde.

Comment stimulez-vous votre créativité ?

Parfois on trouve les idées dans d’autres sports, mon conjoint pratique le basket, moi l’équitation… ça peut être parfois des rencontres que l’on a eues ou des formes d’événements qu’on peut aussi appliquer dans notre milieu. Il faut bien sûr, rester en veille aussi sur ce qui se fait dans le milieu du kart proprement dit.

Vous organisez une course 100% féminine ?

Oui, c’est la « Kartdurcienne ». Au moins comme ça, les femmes peuvent s’amuser, elles se retrouvent entre elles. Généralement les hommes s’entraînent plus, donc le niveau n’est pas le même… Là au moins, tout le monde est sur le même pied d’égalité. C’est un super moment. Cette course, on l’organise en équipe en plus donc on peut venir avec une collègue, une amie, une sœur, une cousine. C’est une course d’endurance avec des relais à faire pour changer de pilote, bien sûr pas 24 heures, on est sur un format d’une heure, mais c’est vraiment à chaque fois un très très bon moment à passer avec toutes nos pilotes.

Des conseils pour les porteuses de projet ?

La base, c’est vraiment de se faire aider et épauler par un maximum d’acteurs. Nous, on s’est fait aider d’un point de vue comptable, au niveau également de la banque, après aussi d’un côté juridique avec un avocat pour rédiger des statuts. Donc je pense que c’est vraiment très important, qu’on soit homme ou femme, de se faire épauler un maximum. Et après vraiment de ne rien lâcher et de croire en son projet. Je pars du principe qu’il faut essayer pour voir si ça fonctionne ou pas. Bon, normalement si tout l’amont est bien réalisé, un bon business plan, il faut y aller, faut se lancer et ça fonctionnera !

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