vendredi 23 février 2024
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Coline Foltier – La Fabrique des Koalas

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Coline Foltier est une créatrice engagée et motivée. Quand elle s’est lancée dans l’univers de la mode, elle n’y connaissait pas grand chose mais son enthousiasme et sa détermination lui ont donné des ailes !

Pouvez-vous nous présenter votre activité ?

La Fabrique des Koalas c’est une marque de vêtements pour enfants éthique. Je crée des vêtements de style classique et élégant puis je les fais fabriquer par un atelier d’insertion par l’emploi qui se situe à Cahors dans le Lot.

Quel est votre parcours ?

J’ai commencé comme juriste dans des entreprises toulousaines et puis, quand je suis devenue maman pour la première fois en 2018, je me suis un peu intéressée au monde de l’enfance en cherchant des vêtements pour mes enfants qui correspondaient à mes valeurs. C’est-à-dire le respect de l’environnement, Made in France… Je n’ai pas trouvé ce qui me correspondait vraiment. On trouve des produits français, on trouve de l’éthique, pas souvent les deux et puis ce n’est pas forcément le style qu’on cherche. Donc je me suis dit un jour : « mais pourquoi tu ne créerais pas ce qui te correspond d’un point de vue de valeur et de style ? » Et voilà, petit à petit, l’idée a germé. Puis je me suis entourée des acteurs nécessaires pour monter ce projet et ainsi est née la première collection de la Fabrique des Koalas.

Comment avez-vous lancé votre projet ?

J’ai lancé le projet un peu seule en parallèle de mon travail de juriste. Pour la création et la fabrication j’ai fait confiance à l’atelier, on a fait ça ensemble. Pour la partie administrative, juridique, je l’ai gérée moi-même, partie comptabilité, j’ai pris un comptable et donc au début je suis partie seule. J’ai tenté en free-style ! Rapidement après la campagne de financement participatif réussie, j’ai senti le besoin de me structurer, d’être davantage entourée. Maintenant je suis accompagnée par la CCI du Lot et puis j’ai été retenue au programme les Premières Occitanie.

J’ai agrandi aussi mon réseau, j’ai adhéré à l’UEL (Union des Entreprises Lotoises). Là aussi, j’ai rencontré plein de gens qui ont pu m’accompagner, me donner des conseils et voilà. En fait, de fil en aiguille, j’ai créé un réseau et chaque jour j’avance et quand j’ai des questions je les pose et voilà.

Tous les jours j’apprends des choses nouvelles. C’est dur, il y a des jours où franchement j’aimerais que ce soit plus simple, que ce soit plus comme mon ancien travail, à force on a des mécanismes, là je n’en ai pas beaucoup encore, mais chaque jour je découvre et je trouve que c’est chouette en fait parce que l’entrepreneuriat c’est plein de métiers. Et je garde en plus mon ancien métier que j’aimais, puisqu’il y a quand même un peu de juridique, un peu de contrat, et voilà, ça me plaît.

Entrepreneur.e c’est tous les métiers rassemblés sur une seule et même personne, surtout quand on est seul.e !

Coline Foltier
Comment créez-vous les vêtements ?

C’est vraiment au gré de mes envies. Il y a ce que j’imagine et ce qu’on peut faire. Sur la base de dessins ou de photos ou d’inspiration, je vais voir l’atelier et je leur dit : « voilà j’aimerais atteindre ce résultat, qu’est-ce qu’on peut faire en fonction des tissus et des choses comme ça ? Qu’est-ce qu’on peut réussir à faire ensemble, avec vous la technique et mes inspiration ? » Le chef d’atelier me propose des idées, des fois moi j’imagine un truc et puis il me dit : « mais si tu mettais ça à la place, ça serait vraiment bien, ça rendrait bien, ça pourrait être sympa. » Et finalement avec Sayed, le chef d’atelier, on co-crée ça ensemble. De mon idée avec sa technique on arrive à faire quelque chose de sympa.

Des conseils pour lancer un projet ?

Le conseil que je pourrais donner c’est d’oser. D’oser et que de toute façon il n’y a pas d’échecs, on en tire forcément quelque chose. Même si mon entreprise elle ne fonctionne pas, j’aurais appris des tas de choses. Entrepreneur c’est tous les métiers rassemblés sur une seule et même personne, surtout quand on est seul.

Il ne faut pas avoir peur de poser des questions, d’aller vers les gens qui savent. Au début, j’avais cette réticence, j’étais un peu honteuse de me lancer dans quelque chose que je ne connaissais pas du tout ou je n’étais pas formée. Le syndrome de l’imposteur en fait, je me disais mais les gens ils vont rire : « Quoi ? Qu’est-ce qu’elle fait là elle ? Elle est juriste. » Et puis non, les gens sont très bienveillants, tout le monde encourage l’entrepreneuriat et le fait d’oser.

Photo de couverture Coline Foltier ©Grizette.

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