Commune au carrefour de sites emblématiques des Cévennes le long du Gardon, Saint-Jean-du-Gard offre un aperçu du riche passé historique et religieux de la région. Bien que la modernité ait insufflé un nouvel élan à ce petit coin d’Occitanie, ses joyaux patrimoniaux ont été conservés. Située non loin d’Alès à la limite du Gard et de la Lozère, la “Perle des Cévennes” réserve son lot de (belles) surprises entre patrimoine, paysages et points de vue sublimes.

Saint-Jean-du-Gard : patrimoine et artisanat

La commune devient Saint-Jean-du-Gard le 8 mai 1791. Si on l’appelait Saint-Jean-de-Gardonnenque depuis le début du XIIe siècle et que quelques vestiges de l’époque néolithique sont encore visibles aujourd’hui, la petite capitale du pays camisard s’est vraiment développée au cours des siècles suivants.

Son grand atout ? Elle est située le long d’une voie de communication et d’échanges, l’actuelle Corniche des Cévennes nommée au Moyen Âge « Grand chemin d’Anduze au Gévaudan ». Profitant de cette position stratégique, à 60 km de Nîmes, Saint-Jean-du-Gard est rapidement devenue une terre d’artisanat avec ses tanneries, ses poteries, ses ateliers de laine et filatures de soie.

Au début du XVIIIe siècle, alors que les habitants sont pour la majorité convertis au protestantisme, la guerre des Camisards éclate et la petite commune cévenole connaît une sombre période. Heureusement pour la jolie terre des Cévennes, les tensions ont laissé place au savoir-vivre et au savoir-faire des Saint-Jeannais·es. La culture du ver à soie a apporté une vraie richesse culturelle et économique à la commune. Aujourd’hui encore, on visite Saint-Jean-du-Gard à la recherche de cette histoire passée qui se dévoile à chaque coin de rue…

Les monuments incontournables de Saint-Jean-du-Gard

Le Pont Vieux

Romain ou pas romain ? Aussi culte que le “to be or not be” de Shakespeare, cette question est toujours discutée par les locaux. À vrai dire, il n’a été construit qu’en 1733, mais le Pont Vieux séduit par son envergure et ses grandes arcades. Inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 1950, on court admirer cet ouvrage d’art qui, malgré de nombreux dégâts au fil des siècles, est demeuré impressionnant.

Le château de Saint-Jean

Au XVIe siècle, Les Cévennes furent le témoin des guerres de religion. Le château de Saint Jean, symbole cévenol par excellence, fut brûlé durant des affrontements avant d’être rebâti au cours du XVIIe siècle. S’il est rare de pouvoir le visiter, ses propriétaires y organisent parfois des expositions culturelles. L’occasion de se glisser quelques heures dans un monument historique et d’en saisir tout son caractère…

La Tour de l’Horloge

Saviez-vous qu’il est impossible pour les Saint-Jeannois·es d’être en retard ? Avec une horloge aussi prestigieuse, difficile de sortir l’excuse de la panne de réveil ! L’ancien clocher est un vestige de l’église romane construite par les bénédictins de Saint-Gilles au XIIe siècle. Si l’église fut détruite pendant les guerres de religion, son clocher veille encore sur les habitant·e·s. Aujourd’hui, la journée se vit au rythme des mouvements de l’horloge qui égrène harmonieusement les heures…

La Maison du Vicaire

Juste derrière la Tour de l’Horloge, une petite maison constitue le lieu de rassemblement du vicaire et de la communauté catholique de l’époque. Entre le XVIe et le XVIIe siècle, tous se ressemblaient ici afin de célébrer la messe. Leur église, détruite durant les combats, sera reconstruite plus tard. En attendant, la Maison du Vicaire a été un lieu de recueillement et de prières pour de nombreux Catholiques saint-jeannais et reste toujours à visiter.

L’Hôtel du Chevalier d’Algues

C’est au 98 de la Grand’Rue que se trouve ce magnifique hôtel particulier bâti au XVIIe siècle, un ancien relais d’affenage qui abrite au rez-de-chaussée un musée d’arts et traditions populaires, témoin de la vie quotidienne rurale et artisanale traditionnelle des Cévennes. En passant la porte, vous adorerez la lumineuse cage d’escalier d’époque faite d’arcs et de balustres, éclairée par un puits de lumière, qui donne accès à la poste et à l’Office du Tourisme, place Rabaut Saint-Étienne.

À quelques pas, on retrouve l’un des vestiges de la rue « des Paillons », une rue construite en 1704 afin d’isoler les maisons de la rue des terrains annexes. Superbe lieu que cet Hôtel du Chevalier d’Algues, haut symbole du passé historique de Saint-Jean-du-Gard.

Le Pont Neuf

Offrant une jolie vue sur le Pont Vieux, le Pont Neuf est un autre ouvrage d’art majeur de la commune cévenole. Il permet d’accéder à la gare de Saint-Jean-du-Gard, réputée pour assurer la liaison avec Anduze grâce à son célèbre train à vapeur, véritable expérience pittoresque !

Le Temple sur la place Carnot

La place Carnot est célèbre pour accueillir le Temple, une église protestante à la façade néoclassique conçue par un architecte alésien en 1820. Ce lieu a été construit en réponse aux habitants de Saint-Jean-du-Gard qui, pour célébrer leur foi, se retrouvaient dans une propriété à côté de la place d’Armes. Le Temple est toujours ouvert pour accueillir les fidèles tout au long de l’année.

L’Église Catholique

Après la révocation de l’Édit de Nantes, une église catholique fut construite à Saint-Jean-du-Gard, à côté du château de Saint-Jean. Une bonne raison de faire une petite balade dans le coin et d’admirer l’une des anciennes portes de la ville !

La Maison Rouge

Saint-Jean-du-Gard est connue pour être une terre de soie. Si autrefois elle abritait de nombreuses filatures, la dernière (construite en 1838) a fermé ses portes en 1965. Appelée la Maison Rouge – Musée des Vallées Cévenoles, elle a été transformée en musée en 2017. Ici, on retrace l’épopée soyeuse des Cévennes et on explique comment, autrefois, on tirait la soie. Escalier monumental en fer à cheval, grandes baies en plein cintre pour un éclairage maximal, décor et architecture de qualité… Dernière filature de soie française, elle est l’une des perles du patrimoine à visiter impérativement lors de votre séjour dans cette partie de l’Occitanie !

La fontaine de Stevenson

Amateur·rices de randonnée, le chemin du GR70 est pour vous ! Connu sous le nom de “Chemin de Stevenson”, ce circuit de 220 km est celui parcouru par l’auteur écossais Robert Louis Stevenson – célèbre pour ses romans L’Île au trésor, L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde. Du Puy-en-Velay jusqu’à Saint-Jean-du-Gard, l’écrivain a traversé Les Cévennes accompagné de son ânesse. La fontaine lui fut dédiée et rebaptisée à son nom lors de son arrivée, le 2 octobre 1878.

À voir aussi

  • Des activités nature : Retrouvez, dans les environs de Saint-Jean-du-Gard, une multitude de spots pour s’amuser entre ami·e·s ou en famille ! VTT, randonnée (avec 150 km de sentiers), parapente, escalade et sports nautiques en eau vive sont des activités de pleine nature qui permettent d’apprécier les paysages sublimes des Cévennes.
  • La Grotte de Trabuc à Mialet.
  • Le Jardin Animalier de Mialet et le Jardin arboretum de bonsaï à Mialet.
  • Le Parc National des Cévennes.
  • Le Musée du Désert au Mas Soubeyran (Mialet).
  • La Vallée des Camisards à Mialet.

Les produits du terroir

  • Pélardon (AOP).
  • Miel et oignon doux des Cévennes.
  • Olives et huiles d’olives.
  • Truffe Noire, figues, pommes reinettes du Vigan.
  • Fraises de Nîmes ou « Garriguettes ».
  • Réglisse d’Uzès.

Les marchés : mardi et samedi + jeudi en nocturne l’été.

INFORMATIONS PRATIQUES

ACCÈS :
De Nîmes : 60 km (1h).
De Montpellier : 76 km (1h25).
De Toulouse : 320 km (3h40).

Office de Tourisme – Maison Rouge, 5 rue de l’Industrie, 30270 Saint-Jean-du-Gard. Tél. 0466853211
Site internet

Site internet de l’Office de Tourisme des Cévennes
Site internet de la Ville
Site internet de Gard Tourisme
Site internet du Comité Régional du Tourisme Occitanie

Photo de couverture copyright Cévennes Tourisme.