Claire Savy – La Raconteuse de Marque

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Claire Savy est une raconteuse de marque. Elle accompagne les entreprises dans l’expression de leur histoire, ce supplément d’âme qui répond aux attentes d’une société en demande de sens et d’engagement.

Comment est née la Raconteuse de Marque ?

La Raconteuse de Marque est née il y a de nombreuses années quand j’étais communicante en agence événementielle à Paris. Prendre un brief client, déchiffrer sa volonté, son positionnement, écouter le monde, l’époque dans laquelle on vit et créer la bonne histoire qui ferait qu’on trouverait la bonne solution, pour la bonne marque à l’instant T, pour ses bons publics, c’est quelque chose qui m’anime, qui me plaît et j’adore faire ça. Je ne voulais faire plus que ça, que raconter ces histoires de rencontres et c’est un peu intuitivement qu’est venu ce métier-là. Je n’y trouvais pas de nom, c’est un profil un peu hybride entre plusieurs métiers de la communication. Et donc c’est un mot simple, qui à force de dire : « Qu’est-ce que je fais concrètement ? Ben je raconte des histoires. » Mais en fait, je suis peut-être une raconteuse. Mais pas simplement une raconteuse qui raconte de belles histoires pour des livres, pas encore en tout cas, je suis une raconteuse de marque parce que mes messages sont publicitaires.

Avez-vous été accompagnée ?

J’ai intégré une couveuse d’entreprises qui m’a permis de tester mon marché avant de m’immatriculer et aujourd’hui, je suis en pépinière d’entreprises à Nucleum à Narbonne. Ça apporte quelque chose de précieux : la confiance en soi, en son projet. Quand on se lance, il y a quelque chose qui nous effraie un petit peu, c’est d’aller convaincre des clients de payer pour notre savoir-faire. À quel moment on va se trouver légitime. On pense avoir un talent, on pense bien faire notre travail, mais derrière il faut les honoraires. Est-ce que le prix calibré est le bon ? Je suis trop chère, je ne suis pas assez chère ? Comment est-ce qu’on se positionne sur ce marché-là ? Et assumer son métier, assumer son talent, avoir les retours des clients qui nous encouragent à continuer, voilà ce que m’a appris, en tout cas ce que m’a permis d’acquérir ces années en couveuse et pépinière, c’est assumer la raconteuse de marque que je suis aujourd’hui.

Faites-vous partie d’un réseau ?

Oui j’ai intégré il y a deux ans maintenant le réseau et le bureau des FCE de l’AudeFemmes Chefs d’Entreprise. C’est un réseau qui m’a séduite tout de suite par son côté très convivial, et tout sauf business. On n’est pas là pour présenter notre activité et chercher entre nous à se faire bosser. Alors évidemment, la recommandation viendra de manière plus naturelle et spontanée, mais avant tout c’est le côté : « Ok, t’as une difficulté, tu rencontres ça, attends, ne bouge pas, j’ai peut-être quelqu’un, je peux t’aider, on va résoudre ton problème… » Et pas que des problèmes ! Aujourd’hui on a une idée, on a un projet, on va le porter et en fait, ensemble on veut faire bouger les lignes du territoire et montrer qu’il y a des femmes qui entreprennent sur le Narbonnais, dans l’Aude et montrer qu’on avance ensemble. Et en fait, j’ai beaucoup adhéré aussi au slogan des FCE qui est que « seule on est invisible mais qu’ensemble on est invincible. » Et c’est quelque chose qui est beau à porter.

Vous êtes impliquée dans TEDx Narbonne…

Il y a un an, j’ai eu l’opportunité d’intégrer l’équipe TEDx de Narbonne. Ce sont des conférences qui durent une demi-journée ou une soirée, c’est vraiment plusieurs heures et une dizaine de speakers monte sur scène pour livrer leur témoignage sur une thématique donnée et ce sont des rencontres à chaque fois très inspirantes et très chartées, c’est dix-huit minutes pour venir témoigner de leur expérience.

Quelle est votre vision de la communication ?

Pour beaucoup de personnes, la communication, c’est un fly, un site internet, une carte de visite et une plaquette. Eh bien non ! C’est une stratégie, c’est une stratégie de marque, ça se réfléchit, ça sert à positionner son entreprise sur un marché et c’est un levier de croissance extraordinaire et formidable surtout quand on sait l’utiliser et quand on sait se raconter autrement que son concurrent. Et aujourd’hui si on a compris ça, que si on mettait en avant son histoire plutôt que simplement ses produits, ça veut dire que demain vous avez un concurrent qui fait la même chose que vous, peut-être aussi bien parce qu’il sera tout aussi attaché à le faire bien, mais moins cher ! Si vous avez retenu votre public et votre communauté pour autre chose que pour le prix donc pour des valeurs, pour votre conviction, pour vos histoires, alors votre communauté vous sera fidèle et loyale et c’est ça les vraies vertus de la communication aujourd’hui, du storytelling et du copyrighting.

Des conseils pour celles qui voudraient se lancer ?

“Arrêter de rêver” et vraiment se lancer. Il n’y a que comme ça qu’on aura les retours concrets pour se dire : « Ok c’est un échec, ou une réussite. » Mais si on ne fait que rêver, alors on passe beaucoup de temps à s’imaginer à quel point ça pourrait être génial, mais pas ressentir la vibration qui fait qu’en fait : « Ouais ! C’est tellement génial qu’il faut arrêter de rêver, il faut vraiment y aller ! »

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