Paper Boat Sailors : showcase intime pour le premier album !

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Les Paper Boat Sailors sont quatre amies aux influences musicales éclectiques, toutes chanteuses et multi-instrumentalistes.
Composé de Kim, Constance, Pupu et Nath, le quatuor féminin évolue sur la scène montpelliéraine depuis 2013 et propose un univers indie folk, sensible et poétique.
À l’occasion de la sortie de leur album  « Loners at sea », elles nous ont offert une session acoustique avec le morceau Ulysse on paper

(De gauche à droite sur la photo ci-dessus : Nath, Pupu, Constance, Kim).

Quelle est l’origine de votre formation ?

Kim : On était déjà amies. On a commencé à faire de la musique ensemble en soirée. On s’est rendues compte qu’on avait une bonne symbiose toutes les quatre, alors on s’est dit « pourquoi pas créer un groupe ? ». On est devenues plus sérieuses sur les répét’, ce qui nous a permis de remporter un concours en 2014 auquel Pupu nous avait inscrites…

Pupu : (en riant) En fait, je nous ai inscrites au Labo Artistique de Montpellier en 2013 sans en informer les autres !

Constance : On n’avait que deux chansons à cette époque-là, donc on avait la pression ! Mais le fait de gagner ce concours nous a vraiment boosté à avancer et viser une carrière pro.

Qu’apporte votre amitié à ce groupe ?

Nath : Ça permet de créer quelque chose qui a du sens, une envie profonde de faire évoluer un projet ensemble. C’est une expérience humaine plus que musicale à la base.

Kim : En terme de confiance, c’est énorme aussi car ça permet à chacune de proposer ses créations sans peur d’être jugée par les autres membres.

Pupu : Je trouve que c’est assez difficile de répondre à cette question car la majorité d’entre nous n’a pas été dans un groupe avant, à part Constance. Mais je ne me vois pas jouer de la musique autrement.

Constance : Justement. D’avoir été dans deux groupes avant, et d’avoir fait du solo, je mesure la chance qu’on a avec les Paper Boat Sailors. Musicalement, on s’entend extrêmement bien et amicalement aussi. On ne s’est pas dit « prenons une guitariste parce qu’il nous faut une guitariste », notre formation musicale s’est faite parce qu’on était amies.

Toutes : On est d’accord pour dire que si l’une de nous quatre devait quitter le groupe, celui-ci n’existerait plus. Ça deviendrait autre chose, mais plus les PBS.

Paper Boat Sailors
Paper Boat Sailors © Cahuate Milk
Pourquoi avoir choisi ce nom pour votre formation ?

Kim : C’est un nom qui nous correspond bien. C’est partir à l’aventure d’une façon innocente, en gardant une sensibilité tout en étant aventurier. C’est aussi l’idée de se dire qu’on peut s’évader d’où que l’on soit, juste avec une feuille de papier, à travers la poésie par exemple.

D’ailleurs “Les marins d’un bateau en papier”, ça fait penser à la fragilité de l’origami, est-ce quelque chose que vous revendiquez ?

Constance : Complètement. D’abord parce qu’on n’est pas professionnelles. Ensuite, tout être humain est fragile par essence. On accepte cette fragilité et on la fait transparaître à travers nos textes qui parlent d’amour, d’émotions, de sentiments.

Vous êtes toutes les 4 chanteuses et multi-instrumentalistes, racontez-nous votre parcours.

Pupu : Moi je suis autodidacte. J’ai commencé à jouer de la musique vers 16 ans.

Kim : Quand j’étais ado, je jouais de la guitare en solo dans ma chambre. À l’époque, c’était pour moi inconcevable de chanter sur scène, ou alors seulement si je mettais un masque. Être avec les PBS m’a permis d’avoir confiance en moi, de monter sur scène et de chanter… sans masque !

Constance : Ça a été dur de la convaincre ! (rires)
J’ai commencé par le ukulélé à la fac il y a une dizaine d’années. À cette époque, on m’a demandé de me produire sur scène mais je n’étais pas sûre de ce que ça donnerait, alors j’ai voulu me tester d’abord en mettant des vidéos sur YouTube. Ça a fait “le buzz” !
Du coup je suis montée sur scène et j’ai commencé à faire mes propres compos. J’ai ensuite été dans deux groupes, l’un plutôt chanson française, l’autre rock. Dans ce dernier, je faisais de la batterie, de la guitare et du chant. Je suis ensuite partie vivre à Londres pendant quelques temps, ça m’a permis de me perfectionner à la guitare. À mon retour en France, j’ai rencontré les filles et on a créé les PBS.

Nath : Moi je suis la seule à avoir fait le conservatoire, que j’ai commencé à 4 ans suite à un choix familial. J’y suis restée 13 ans mais j’ai arrêté à mon arrivée à Montpellier il y a environ 10 ans. J’ai donc une vision de la musique très académique.

Constance : Ce côté académique est super pour le groupe car cela nous permet d’être plus structurées !

Pour l’instant vous ne vivez pas de la musique, quel est votre job à la journée ?

Pupu : Moi je suis infirmière.

Kim : Je travaille dans la communication.

Nath : Moi je suis vendeuse.

Constance : Et moi 100 % PBS !

Vos influences musicales ?

Nath : C’est une question très compliquée car on écoute vraiment de tout, on a donc des influences musicales très variées. Ça va du jazz au rock, de l’électro au folk.

Pupu : Personnellement, j’écoute de tout bien que j’aie une préférence pour la folk et la chanson française, que j’aime énormément. J’essaye de la faire ressortir à travers nos morceaux.

Justement. Vous chantez en anglais, le nom de votre groupe l’est aussi. Pourquoi ?

Kim : Je considère que la musique a une visée thérapeutique. Et pour moi, l’anglais permet vraiment de faire comprendre simplement ce qu’on souhaite dire à travers nos morceaux, contrairement au français, plus compliqué.

Constance : À la base, je faisais de la chanson française. Mais après 3 ans en Angleterre, je suis devenue totalement bilingue. De retour en France, j’étais incapable d’écrire une chanson en français, ça ne me paraissait pas naturel. Finalement, c’est bien de chanter en anglais car ça permet de dire tout ce que l’on veut. Mais on n’a jamais décidé de choisir cette langue, c’est venu naturellement.

Nath : Oui, si on écrit quelque chose en français et que ça colle avec ce qu’on fait, qu’on s’y retrouve toutes les quatre, on essaiera de le faire pour voir ce que ça donne. Ce n’est pas figé.

Comment se répartissent les rôles au sein des Paper Boat Sailors ?

Constance : Nath est la “régisseuse en chef”. Elle fait un peu de compta, s’occupe des calendriers. Kim s’occupe de la partie com’ vu que c’est son métier. Et moi, je me charge de ce qui est booking avec Pupu qui gère aussi l’administratif.
Quant à la création ? Généralement Kim et moi commençons à composer un morceau juste avec un début de texte et une guitare, puis on l’amène aux filles. Et avant même qu’on ait terminé la chanson, elles mettent leur patte. Nath rajoute du xylophone ou une back voice, Pupu prend le violoncelle ou une deuxième guitare… C’est un moment assez magique car au final on compose à quatre.

Nath : Et parfois elles commencent à composer un morceau puis elles lancent « celle-la c’est toi qui va la chanter, ça collera plus à toi, ta voix, à ta vie », et ça marche !

Kim : Niveau musical, on se débrouille super bien. Mais étant indé, on se rend compte que 70 % de notre temps est plus voué à l’administratif qu’à la musique. À ce moment-là, quand tu ne peux plus te retrouver pour créer, ça pèse sur le groupe. Alors on a décidé de chercher un tourneur et un attaché de presse pour s’occuper de cette partie, ce qui nous permettra de nous consacrer plus à la création, à ce pourquoi on est là.

Vous avez une actu chargée en cette rentrée 2016 : votre 1er clip et 1er album sortent quasi en même temps. C’est une étape importante pour vous. Comment vous sentez-vous ?

Kim : On est très fières car ça fait 2 ans qu’on travaille sur cet album. On a bossé sur tout depuis le début, le visuel, les mixages… On est très perfectionnistes et on a voulu être là à chaque étape afin de faire quelque chose qui nous corresponde complètement.

Constance : L’album sort le 22 septembre et on prévoit une grosse fête à La Grand Plage Bohème de la Grande Motte. Une soirée pleine de surprises…

À propos de votre clip « Fall down », de quelle équipe vous êtes-vous entourées pour le réaliser ?

Nath : Kim a rencontré une danseuse, Solen Drake qui était en train de faire un shooting photo dans sa résidence. Elle l’a abordée pour lui demander si elle souhaitait travailler avec nous. Solen a accepté, puis un autre danseur, Lionel Coleno, s’est ajouté.
On a également rencontré deux vidéastes, François Revouy et Mathilde Fénétrier, qui ont bien voulu nous suivre dans cette aventure. On a vraiment voulu laisser carte blanche aux artistes. D’ailleurs, les danseurs ont créé la chorégraphie et ça colle parfaitement à ce qu’on voulait. Pour le clip et l’album, on a travaillé qu’avec des gens de la région et on a tourné au Trioletto de Montpellier.

Constance : Pour la pochette de l’album, on a travaillé avec Adrien, directeur artistique de Ad and Grant à Londres.

Parlez-nous de ce premier album « Loners at sea ».

Constance : On a enregistré avec Kiwi Records à Grabels. Loners at sea reprend les chansons avec lesquelles on tourne depuis le début. On a voulu se mettre à la place des gens qui viennent souvent nous voir, en leur donnant les morceaux qu’ils connaissent bien.

Kim : On s’est régalées à enregistrer avec Kiwi records. Michael Williams est un gars extraordinaire, on a vraiment vécu une superbe expérience humaine.
C’est d’ailleurs ce qui guide notre musique depuis le début. Les rencontres et la scène montpelliéraine, extrêmement solidaire. On s’entraide, il n’y a aucune compétition. Toute cette bienveillance nous porte depuis le début à chacun de nos concerts.

À propos de concerts, avez-vous une tournée de prévue ?

Constance : Sans tourneur c’est un peu compliqué de poser une tournée. Mais oui, on a prévu d’aller jouer ailleurs : Marseille, Aix-en-Provence, Paris… Londres aussi ! On verra ça après le lancement de l’album.

Dans quel lieu mythique rêveriez-vous de vous produire ?

Nath : C’est une excellente question ça ! Je pense que tu vas avoir 4 réponses différentes (rires).

Pupu : En tant que gardoise, je dirais les arènes de Nîmes.

Nath : Pareil, les arènes de Nîmes !

Constance : Moi je vois bien le Théâtre de la Mer à Sète. Cette scène au bord de l’eau, c’est magique !

Kim : Je dirais le Trianon à Paris car pour moi, c’est là que tout a commencé. C’est là que j’ai vu Tegan and Sara en concert, un groupe que j’adore. Ça a été une révélation, je me suis dis « il faut absolument que je monte sur scène ».

Constance : En fait, je pense que c’est pas tant le lieu qui importe mais ce qu’on y a vécu. J’ai vu David Bowie à Tony Garnier (à Lyon, ndlr), et ce serait un rêve si on pouvait s’y produire. Le sentiment que “la boucle est bouclée”. D’ailleurs, j’ai eu la chance de jouer dans le même club que The Libertines et c’est un sentiment super que de se produire au même endroit qu’un groupe qu’on adore.

Nath : Voilà. Ce sont des lieux dans lesquels on a vécu un moment intense en tant que spectatrices. Et c’est cette même émotion qu’on aimerait procurer en tant qu’artistes.

Pour conclure : votre leitmotiv ?

Constance : L’honnêteté et le plaisir avant tout. L’authenticité dans ce qu’on fait et dans ce qu’on donne à notre public. C’est le leitmotiv des Paper Boat Sailors à la scène comme à la ville !

Merci à Clara qui nous a gentiment accueillis pour l’enregistrement de cette vidéo dans un appartement du centre de Montpellier.

Bon vent les filles, on vous souhaite de voguer loin vers le succès !

Paper Boat Sailors
Retrouvez les Paper Boat Sailors
pour le lancement officiel de leur 1er album :
le jeudi 22 septembre 2016 – 19h
à La Grand Plage Bohème de
La Grande Motte.

 

Les Paper Boat Sailors

Kim : Chant // Guitare // Percussions (+ Cajón)
Aurélie aka Pupu : Chant // Guitare // Violoncelle // Ukulélé
Nath : Chant // Percussions (+ Xylo –  Tom basse)
Constance : Chant // Guitare // Ukulélé // Percussions (+ Xylo) – Tom basse)

Les Paper Boat Sailors en quelques dates

2013 : Formation du groupe.
2014 : Lauréates du Laboratoire Artistique de Montpellier.
2016 : 1er clip « Fall Down » et 1er album « Loners at sea ».

Suivez l’actu des Paper Boat Sailors sur leur site internet et leur page Facebook 

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