samedi 17 avril 2021
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Élia Pribil – AO.P Pribil

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Élia Pribil a créé AO.P Pribil pour accompagner les entreprises dans leur réponse aux appels d’offres publics. Une excellente idée qui permet à celles-ci de transformer leur taux de réponse en réussite et leur ouvre les portes de la commande publique, réputée complexe.

Comment avez-vous eu cette idée ?

C’est une idée qui a mûri au bout de sept ans d’expérience sur le terrain, de sept ans dans des agences et entreprises multiples, dans des secteurs techniques très différents comme la logistique et l’architecture notamment.
Je me suis aperçue que les mêmes problématiques réunissaient ces acteurs, j’ai donc développé une méthodologie qui permet d’accéder et de répondre plus simplement aux acheteurs publics, notamment grâce aux mémoires techniques ASA rédaction qui est une approche technico-commerciale.

Comment faites vous pour accompagner toutes ces entreprises ?

Je me suis aperçue d’une part que les acheteurs publics n’étaient pas spécialisés dans ce qu’ils achetaient, sauf que les entreprises ont un peu perdu de vue ces objectifs et s’adressent à des personnes comme s’ils étaient experts dans leur domaine.
Moi, j’apporte un regard totalement néophyte et j’essaie d’apporter une bonne compréhension, une clarté dans les services que l’entreprise va proposer, en partant du principe que l’acheteur n’est pas spécialiste, tout comme moi. Donc l’idée, c’est que je comprenne bien tout ce qui est dit, de le professionnaliser ensuite et de le mettre à la portée de tous.

Pourquoi avez-vous monté votre propre entreprise ?

J’ai détecté un secteur qui était en demande et en besoin. Effectivement, ça a pris encore plus de sens avec la Covid, puisque le marché public fait partie des plans de relance de l’économie circulaire, des enjeux qui vont permettre aussi aux entreprises de pouvoir rebondir pendant cette crise. Et pour moi, c’était important de pouvoir accompagner le plus possible des PME, des artisans, et pas qu’une seule entreprise.
Il y avait aussi derrière ça l’envie de s’émanciper, et bien sûr de créer mon entreprise, de créer de l’emploi et de donner aussi du sens à ma carrière professionnelle.

C’est difficile de lancer sa société ?

Ça s’est bien passé en général dans toutes mes démarches, que ce soit auprès des banques, des différents partenaires (comme Initiative Tarn où j’ai été lauréate en juillet) et d’autres organismes qui aident vraiment l’entrepreneuriat.
D’ailleurs, j’ai été accueillie à Albi-InnoProd, l’hôtel des entreprises, ils ont trouvé mon secteur innovant et ils ont accepté mon dossier au sein du bâtiment, donc plutôt facile malgré tout.

Vous souhaitez transmettre le goût d’apprendre ?

Sur le sujet de l’entrepreneuriat, j’ai quelque part une mission de transmission, tout simplement parce que moi-même j’aurais aimé être sensibilisée plus jeune, j’aurais aimé pouvoir pousser la porte de l’entrepreneuriat beaucoup plus tôt et être un peu plus au courant. Dédramatiser le fait d’être entrepreneur ou à son compte, sortir de sa zone de confort, avoir un confiance et une estime de soi un peu plus grande.
Pour pouvoir entreprendre, il faut vraiment se faire confiance, puisqu’on ne compte que sur soi.
Et c’est vrai que du coup, j’ai envie de transmettre ce message : faites-vous confiance, allez-y ! Poussez la porte, renseignez-vous, nourrissez-vous des expériences des autres aussi. Ce n’est pas si compliqué, si vous avez vraiment quelque chose à offrir, quelque chose à apporter sur le marché, allez-y !

Des conseils pour celles qui voudraient se lancer ?

On a un regard différent à apporter dans l’entrepreneuriat, dans la façon de concevoir les choses. Rodez bien vos services mais surtout demandez des conseils à des organismes, moi c’est ce qui m’a aidée, le fait d’être lauréate de l’initiative Tarn, ça m’a permis quand même de monter mon business plan.
Deuxièmement, je pense qu’il y a certaines femmes qui sont justement prêtes à transmettre, moi je me suis rapprochée de beaucoup d’entrepreneuses, j’ai posé beaucoup de questions avant de me lancer. Je me suis nourrie de beaucoup d’expériences, et elles m’ont aussi donné le courage et la motivation de me lancer, je me suis dit : « je ne suis pas moins capable qu’un·e autre de lancer mon entreprise, finalement, il n’y a aucune raison que je n’y arrive pas ».

Ce qui m’a permis de prendre plus de confiance, ce sont mes échecs. Je suis tombée plusieurs fois, mais à chaque fois que j’ai échoué, j’ai appris.

Vous avez un secret pour avoir confiance en vous ?

Je n’ai pas toujours eu confiance en moi. Ce qui m’a permis de prendre plus de confiance, ce sont mes échecs. Je suis tombée plusieurs fois, mais à chaque fois que j’ai échoué, j’ai appris. Donc je me suis relevée, j’ai appris de mes erreurs et j’ai fait différemment.
J’ai observé aussi que le fait de réussir pour mes différents patrons, ça m’a mis en confiance.
J’ai su détecter aussi certains potentiels en moi, des choses que je n’avais jamais faites mais dont je me sentais capable.
L’idée c’était qu’à chaque fois qu’on me tendait une opportunité et que je m’en sentais capable, je la saisissais tout de suite. Je ne me suis pas posé la question de savoir comment j’allais faire, j’ai foncé, j’ai saisi l’opportunité qu’on m’a donnée, et à chaque fois, j’ai réussi à trouver les ressources en moi pour mener à bien mes missions.

Un dernier mot pour conclure ?

Mon rêve serait d’accompagner les entreprises à rayonner vers l’extérieur, vers le monde entier.

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