Aurélie Valette – Mille pastelles

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Avant de créer Mille pastelles, Aurélie Valette était préparatrice en pharmacie. De son ancien métier, Aurélie Valette a gardé l’attrait pour les plantes et leurs nombreux bienfaits. L’expérience de la maternité et l’échange avec d’autres mamans lui ont donné l’envie de créer Mille pastelles un lieu unique à Narbonne.

Pouvez-vous nous présenter votre activité ?

Mille pastelles – le café poussette de Narbonne, est un espace où on peut venir tranquillement en étant parent, laisser les enfants profiter et jouer dans les espaces jeux et par exemple pouvoir allaiter tranquillement. Il y a un espace boutique et nous organisons aussi des ateliers mensuels.

Comment est venue cette idée ?

Mon expérience personnelle de maman de deux enfants c’est que, quand on est enceinte, on s’imagine avec un bébé toute sa grossesse, on se dit que ça va être agréable. Mais une fois qu’on a le bébé, on se rend compte qu’on s’isole. Il y a beaucoup de choses à transporter, on doit tout prévoir et être très organisée. Les lieux ne sont pas souvent accueillants au niveau des enfants non plus. Le passage avec les poussettes est souvent compliqué, il n’y a pas tout le temps de chaises hautes et les espaces jeux sont rares.

Comment avez-vous commencé ?

J’ai d’abord commencé l’espace boutique, j’ai fait ça sur internet pendant quelques mois et au final, les clients sur Narbonne me demandaient tout le temps s’ils pouvaient venir chercher les produits dans une boutique. Du coup, j’ai ouvert ce lieu dans le centre de Narbonne. Et après les témoignages des mamans qui venaient à la boutique, et qui restaient presque une heure à parler de choses et d’autres : « Comment il fait pour les dents ? Et toi comment il faisait pour le sommeil ? »… J’ai pensé qu’il leur fallait un lieu d’échange et de partage. Au final je me suis dit qu’après trois ans de boutique, il fallait que je fasse le café poussette.

Vous avez été accompagnée ?

Pour monter Mille pastelles, j’ai eu l’aide de la Région du Grand Narbonne, de Narbonne et de la BGE. Ça m’apporte le réseau, l’aide financière, le local et j’ai un suivi régulier au niveau des formations.

Vous avez rencontré des difficultés ?

J’avais tout calculé à l’ouverture de la boutique pour être pile-poil au niveau de ma trésorerie, sauf que je n’avais pas prévu assez de roulement, donc pas de salaire pendant quelques années. Et depuis le café poussette, je suis arrivée avec toutes mes ressources pour ré-ouvrir quelque chose et j’ai plus anticipé cette fois. Pour l’instant il n’y a aucune difficulté.

Vous communiquez ?

Sur Facebook et Instagram, je publie quasiment tous les jours pour qu’on ne m’oublie pas. Je publie des instants de vie avec les enfants côté café, les nouveautés qui arrivent du côté boutique et les événements pour les ateliers, les inscriptions… Je fais des sondages aussi.
J’ai créé un groupe de mamans en plus, ou plutôt de parents parce qu’il n’y a pas que les mamans, les papas aussi sont là. « Papas et mamans de Narbonne et alentours » où l’on peut discuter de tous les sujets : médical, cycle de sommeil, etc. C’est distinct de la boutique, il n’y a aucun côté commercial là-dessus.

Des conseils pour celles qui voudraient se lancer ?

Je conseille d’être bien entourée et se lancer en prenant des précautions tout de même parce que ça parait très beau, et ça l’est ! Mais il faut vraiment faire attention. On me dit parfois : « Oh, c’est trop bien ce que tu as fait, de monter le café poussette ! J’aimerais faire ça peut-être sur Béziers ». Ce n’est pas rien, c’est vraiment de l’investissement personnel et financier. Les gens voient la vente et le service mais après quand la boutique ferme, il faut continuer de travailler. Les réseaux sociaux ça s’enrichit, il faut recevoir et passer les commandes, répondre aux mails et avec les deux enfants, c’est difficile.