Garde d’enfants, ménage, aide aux personnes âgées ou en situation de handicap : avec la SAP des 3 Vallées, Lucile Lepers facilite le quotidien des familles dans les Hautes-Pyrénées. À la tête de trois agences franchisées O2, elle a construit son entreprise après une reconversion professionnelle. Ce qui la fait avancer ? Le goût de la nouveauté, l’envie de progresser et le sentiment de faire un métier utile. Une nouvelle vie qui ne manque ni de projets ni de défis !
Changer de région, changer de cap
Diplômée d’une école de commerce, Lucile a passé cinq ans au sein du groupe SEB, à Lyon. Elle aime son métier et n’envisage pas spécialement de le quitter. Mais son conjoint souhaite revenir dans leur région d’origine, les Hautes-Pyrénées. Elle le suit en 2019 et se retrouve face à une réalité : les opportunités sont rares dans son secteur. Plutôt que de chercher à tout prix un poste salarié, elle se tourne vers la création d’entreprise.
Les services à la personne lui semblent répondre à un vrai besoin, avec la possibilité de proposer une autre façon de travailler. Elle choisit la franchise O2 pour se lancer dans un secteur très réglementé, dont elle ne maîtrise pas encore tous les aspects. Sa première agence ouvre en 2020 sur le secteur de Bagnères, Lourdes et Lannemezan. Elle reprend ensuite Tarbes en 2022, puis ouvre une nouvelle agence à Lannemezan en 2024. Le tout avec une petite famille qui s’agrandit entre chaque ouverture !
« Ce qui compte, c’est le cash !»
Ne jamais avoir fini d’apprendre
Ce qui plaît à Lucile dans l’entrepreneuriat, c’est justement de ne jamais faire deux fois la même chose. Les équipes grandissent, les responsabilités changent, de nouvelles activités viennent s’ajouter. Elle doit apprendre le droit social, le management, le commerce, la gestion… et accepter de faire évoluer sa propre place dans l’entreprise. Passer d’une équipe de trois personnes à 55 salariés ne s’improvise pas !
Mais il y a aussi le sens du métier. Derrière les prestations de ménage, de garde d’enfants ou d’accompagnement des personnes âgées et handicapées, il y a des familles que l’on aide concrètement à mieux vivre leur quotidien. Et avec 55 emplois créés sur son territoire, son entreprise joue désormais un rôle dans l’économie locale.
Aux femmes qui hésitent à entreprendre, Lucile adresse un conseil sans détour : ne pas attendre d’être prêtes sur tout. On apprend en marchant. Mais elle met deux conditions à ce grand saut : se faire accompagner, pour confronter ses idées et accepter d’être challengée, et ne surtout pas négliger la trésorerie. Un point parfois moins séduisant que le chiffre d’affaires prévisionnel, mais autrement plus déterminant pour faire tourner une entreprise.
Sa philosophie ? Garder les pieds sur terre, savoir s’adapter et ne pas laisser les incertitudes prendre toute la place. L’optimisme, oui, mais les yeux ouverts !
🎥 Les bonnes raisons de regarder cette interview :
– Comment passer du marketing à l’entrepreneuriat sans tout maîtriser ?
– Pourquoi le chiffre d’affaires ne suffit-il pas à assurer la santé d’une entreprise ?
– Qu’est-ce qui donne envie d’entreprendre encore et toujours ?
