Violences envers les femmes : pourquoi il faut continuer à se mobiliser

"La vie peut être un conte de fée si vous brisez le silence - Aucune femme n'est à l'abris de la violence conjugale" ©Alexsandro Palombo

[Mise à jour 21/11/2018]

Depuis 1999, le 25 novembre est marqué par la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, soutenue par l’Organisation des Nations Unies. C’est l’assassinat ce même jour en 1960 des sœurs Mirabal – militantes politiques dominicaines – qui est à l’origine de ces campagnes de sensibilisation organisées par les gouvernements, les ONG et les organisations internationales.

Pourquoi une telle commémoration est toujours nécessaire en 2018 ? Découvrez le programme en Occitanie. Quelles sont les actions mises en oeuvre pour protéger et aider ces femmes ? De nombreuses structures travaillent sur le terrain pour sensibiliser à ce fléau sociétal. Focus sur les violences conjugales.

JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DES VIOLENCES À L’ÉGARD DES FEMMES

Le message de Marlène Schiappa

Mettre une main aux fesses d’une inconnue, embrasser une personne sans son consentement, injurier une femme dans la rue sont autant d’actes que beaucoup pourraient encore considérer comme mineurs ou sans gravité.

Le 1er octobre 2018 sur RTL, Marlène Schiappa Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a annoncé le premier plan de lutte contre les violences conjugales, sous l’égide du Premier ministre.
Ces cinq mesures cohérentes, travaillées en profondeur depuis des mois avec des victimes, des associations et expert·e·s de terrain, veulent apporter des réponses concrètes à ces femmes de l’échelon le plus local au plus global pour qu’enfin cesse ce fléau.

Grande cause du quinquennat : lutte contre les violences sexistes et sexuelles

  • Grande campagne TV et réseaux sociaux « Réagir peut tout changer » en direction des témoins. #nerienlaisserpasser
  • Objectif 100% de réponses au 3919.
  • Lancement en octobre de la plateforme de signalement en ligne.
  • Engagement des premiers Contrats Locaux Contre les Violences (région Nord pour le premier).
  • Mise en place d’une plateforme de géolocalisation des places d’hébergement d’urgence accessible aux professionnels.

De quoi accuse-t-on ces hommes ? Cliquez sur les numéros !

Violences faites aux femmes : le cyber-harcèlement en point de mire

La Fondation Kering a lancé la 7e édition du White Ribbon For Women, sa campagne annuelle de sensibilisation à la lutte contre les violences faites aux femmes. Entièrement digitale pour cibler en priorité la génération Z, la campagne sous le hashtag #IDontSpeakHater appelle à défendre ses proches face au cyber-harcèlement, en transformant les propos empreints de haine en un discours positif. Parce que « les femmes sont 27 fois plus susceptibles d’être victimes d’intimidation en ligne que les hommes ».

Son objectif ? Que les jeunes femmes et hommes, à la vue d’un commentaire insultant sur le Web, soutiennent la personne attaquée en reformulant les commentaires injurieux avec une tonalité positive, un trait d’esprit ou d’humour. Nous pouvons tou·te·s montrer à celui ou celle qui déverse sa haine que ses propos ne mènent à rien.

Violences au sein du couple

Dans les violences conjugales, l’auteur domine et prend le pouvoir, contrôle et détruit sa victime par ses propos et ses comportements. La victime vit dans un climat de peur et de tension permanent, provoquant en plus des séquelles physiques éventuelles, des dégâts psychologiques importants : perte de l’estime de soi et de l’autonomie, culpabilité, isolement…

Comment les reconnaître ?

Les formes des violences au sein du couple sont multiples et peuvent coexister. Leurs manifestations peuvent prendre différents aspects :

  • Physiques (bousculades, coups avec ou sans objet, strangulations, morsures, brûlures, séquestrations…) ;
  • Verbales (injures, menaces, cris…) ;
  • Psychologiques (intimidations, humiliations, dévalorisations, chantages affectifs, interdiction de fréquenter des ami·e·s, la famille…) ;
  • Sexuelles (agressions sexuelles ou viols) ;
  • Matérielles (bris ou lancé d’objets) ;
  • Économiques (contrôle des dépenses, des moyens de paiement, interdiction de travailler) ;
  • Au moyen de confiscation de documents (carte nationale d’identité, carte vitale, passeport, livret de famille, carnet de santé, diplôme, etc.).

Quelles que soient les explications et justifications, le seul responsable est l’auteur des violences. Les violences verbales, physiques, psychologiques, sexuelles commises par un conjoint, concubin ou partenaire lié par le PACS ou un ancien conjoint, concubin ou partenaire pacsé sont INTERDITES et PUNIES sévèrement par la loi.

Un constat lourd

On estime qu’en moyenne chaque année en France, 225 000 femmes¹ âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences conjugales dans ses formes les plus graves (violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint).
Parmi elles, 19 % déclarent avoir déposé une plainte en gendarmerie ou commissariat de police suite à ces violences.
Toutefois ce chiffre ne couvre pas l’ensemble des violences au sein du couple puisqu’il ne rend pas compte des violences verbales, psychologiques, économiques ou administratives.

violencesSur un an, plus de 82 600 faits de violences commis par un conjoint ou ex-conjoint ont été recensés par les forces de sécurité.
Dans 88 % des cas, la victime est une femme.

143 000 enfants vivent dans un foyer où une femme a déclaré être victime de violences physiques et/ou sexuelles de la part de son conjoint ou ex-conjoint.
42 % de ces enfants ont moins de 6 ans².

En 2016, 123 femmes ont été tuées (un décès tous les 2,7 jours) par leur conjoint et/ou ex-conjoint ou leur partenaire non-officiel (petit ami, amant, relation épisodique…)³.
25 enfants mineurs ont été tués par un de leurs parents dans le cadre de violences au sein du couple³.violences

Chaque année, en moyenne, 84 000 femmes majeures sont victimes de viol ou de tentatives de viol.
1 victime d’agression sexuelle sur 3 était âgée de 18 à 25 ans au moment de l’agression4.
Dans 90 % des cas, ces agressions ont été perpétrées par une personne connue de la victime.
Dans 37 % des cas, c’est le conjoint qui est l’auteur des faits.

L’enquête « Violences et rapports de genre » (VIRAGE) menée en 2016 par l’INED, a permis de mesurer le nombre de personnes ayant subi des violence sexuelles (viols, tentatives de viol, attouchements du sexe, des seins ou des fesses, baisers imposés par la force, pelotage) au cours de leur vie. Ces violences ont concerné 14,5 % des femmes et 3,9 % des hommes âgés de 20 à 69 ans5.

1 jeune fille sur 5 a été insultée en ligne sur son apparence physique et 1 sur 6 a été confrontée à des cyberviolences à caractère sexuel par photos, vidéos ou textos6.


Violences femmes info : appelez le 3919 par Min_FEDDF

Comment agir ?

Le fait de subir des violences au sein du couple justifie le départ du domicile de la victime.

En cas d’urgence, il faut appeler la police ou la gendarmerie en composant le 17 ou le 112. Déposer plainte ou au moins signaler les faits permet qu’ils soient consignés dans une main courante ou un procès verbal. Cette déclaration est une trace écrite (en plus d’un éventuel certificat médical) qui pourra être utilisé ultérieurement dans le cadre d’une procédure judiciaire.

Appeler le 3919 : la ligne d’urgence nationale soutenue par le Ministère des Familles, de l’Enfance et du Droit des Femmes (appel anonyme et gratuit).

La victime de violences conjugales peut saisir le Juge aux Affaires Familiales qui peut délivrer en urgence une ordonnance de protection (article 515-11 du code civil) et accorder à titre provisoire les mesures suivante :

  • Expulser l’auteur du domicile du couple et attribuer la jouissance à la victime (sauf circonstance particulières) ;
  • Interdire à l’auteur de recevoir ou de rencontrer la victime ;
  • Autoriser la victime à dissimuler son domicile ou sa résidence et à élire domicile chez l’avocat qui l’assiste ou la représente ou auprès du procureur de la République dans certains cas ;
  • Se prononcer sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale et, le cas échéant, sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants ;
  • Autoriser la dissimulation du domicile et l’élection de domicile pour les besoins de la vie courante chez une personne morale qualifiée (association…) ;
  • Admettre provisoirement à l’aide juridictionnelle pour couvrir les frais d’avocats et les éventuels frais d’huissier et d’interprète.

5e PLAN DE MOBILISATION ET DE LUTTE CONTRE TOUTES LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES (2017-2019)

Le Gouvernement a lancé en novembre 2016 le 5e Plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (2017-2019). Ce plan, organisé autour de mesures fortes avec des moyens supplémentaires (plus de 125 millions d’euros seront engagés au total pour financer les mesures), doit permettre aux femmes victimes de violences d’accéder à leurs droits, d’être protégées et accompagnées, pour sortir des violences et se reconstruire.

  1. Sécuriser et renforcer les dispositifs qui ont fait leurs preuves pour améliorer le parcours des femmes victimes de violences et assurer l’accès à leurs droit ;
  2. Renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants ;
  3. Déraciner les violences par la lutte contre le sexisme, qui banalise la culture des violences et du viol.

Ce plan fixe 3 objectifs :

« Ce n’est qu’en nous mobilisant collectivement que nous parviendrons à attaquer le problème à sa source et faire reculer les violences sexistes. »
Laurence Rossignol, ancienne Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes – novembre 2016

Le nouveau clip de Solidarité Femmes

« Choisir la vie » est le film de la campagne 2018 de Solidarité Femmes. Inspiré de faits réels, il veut communiquer sur ce qui permet de sortir des violences.

Des centres d’accueil pour les femmes victimes de violences conjugales

Rencontre

Elles nous reçoivent chaleureusement, mais on peut lire dans leurs sourires la timidité de celles qui entrouvrent une partie de leur jardin secret, et dans leurs regards un long combat, mais l’espoir aussi…
Elles ? Ce sont les femmes que j’avais rencontrées au Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale Élisabeth Bouissonnade à Montpellier – le centre d’accueil de jour qui accompagne les femmes seules ou avec enfants, victimes de violences conjugales, en vue de les aider à accéder ou à recouvrer leur autonomie personnelle et sociale.

La violence au quotidien

Si aujourd’hui ces Montpelliéraines arrivent à raconter leur expérience avec humilité et courage, le parcours de ces femmes n’a été qu’épreuves, blessures, menaces et peur.
La peur de mourir sous les coups de leur conjoint, la peur des représailles si elles parlent, la peur de l’homme qui partagent leur quotidien, le père de leurs enfants. Des femmes comme il y en a tant, comme il y en trop. Dans l’Hérault, ce sont plus de 2 300 faits de violences intrafamiliales constatés par la police et la gendarmerie en 2014.

Ne restons pas silencieux face aux violences faites aux femmes partout dans le monde.

Avec des actions soutenues par la Délégation Régionale aux Droits des Femmes (DRDFE), les Centres d’Informations pour les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) œuvrent sur le terrain et comptent une centaine de points d’accueil répartis en Occitanie.

Journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmesLes lieux d’accueil comme celui que j’ai visité sont financés par la DRDFE, en partenariat avec les villes et la CAF. Ils permettent aux victimes de rompre avec l’isolement, de les renseigner sur leurs droits et de les soutenir dans leurs démarches.

La reconstruction comme objectif

Dans le CHRS É. Bouissonnade, la capacité d’accueil est de 35 personnes, avec un suivi de 1 500 personnes par an en moyenne. Certaines sont logées sur place, mais la plupart des femmes qui fréquentent le centre vivent encore dans leur domicile, parfois à l’hôtel dans l’attente d’une solution pérenne. Outre l’écoute et le soutien psychologique, c’est un véritable foyer où elles peuvent se réfugier avec leurs enfants, échanger et participer à des ateliers de création et d’écriture, un exutoire indispensable pour exorciser les angoisses dans cette démarche de réparation et de reconstruction.

SOS VIOLENCES FAITES AUX FEMMES www.sosfemmes.com
Site internet

Campagne « Stop aux violences faites aux femmes » par Secrétariat d’État chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations

Sources :
¹ Lettre de l’Observatoire national des violences faites aux femmes publiée en novembre 2017. (Pour info, en 2016 le chiffre était de 223 000 femmes.)
² Enquête “Cadre de vie et sécurité”, INSEE – ONDRP 2012-2015.
³ Étude nationale sur les morts violentes au sein de couple, année 2016-Délégation aux victimes, Ministère de l’Intérieur.
4 « Contexte de la sexualité en France », INSERM-INED, 2006.
5 Enquête « VIRAGE », INED, 2016.
6 Centre Hubertine Auclert, 2016.

Programme autour de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes

Partout en France le 24 novembre 2018, à l’appel de plus d’une centaine de groupes Nous Toutes, toutes les personnes qui veulent faire cesser les violences sexistes et sexuelles seront dans la rue. Marche #NousToutes

NousToutesTOULOUSE

• Du 6 au 29 novembre, le quartier Bellefontaine de Toulouse se mobilise contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles en organisant des événements. En coordination avec le Centre social municipal Bellefontaine – La Fourguette et les associations de quartier.

• Du 19 novembre au 7 décembre à l’Espace Diversités Laïcité de Toulouse
Exposition « Déconstruire les idées reçues sur les violences faites aux femmes ».

• Les 23 et 24 novembre à Muret
Festival des Ailes pour l’Égalite, organisé par l’association Du Côté des Femmes 31 (ciné-débat, expos, ateliers, concerts…). Événement Facebook.

• Vendredi 23 novembre 13h-19h à l’Espace Diversités Laïcité à Toulouse
→ À 10h à l’Hôtel de Région de Toulouse : Journée de lancement de la plateforme numérique nationale de valorisation des bonnes pratiques « Égalité F/H et citoyenneté en actionS ». Imaginée et mise en œuvre en Occitanie par la ligue de l’enseignement de Tarn-et-Garonne, cette plateforme est un outil innovant dédié au développement et à la pratique concrète de l’égalité entre les femmes et les hommes, par la valorisation et la mutualisation d’initiatives exemplaires. Cette démarche, sans équivalent en France, offre d’une part aux professionnels la possibilité de mettre en lumière ce qu’ils font, de partager leur expérience et leurs méthodes d’action et, d’autre part, invite les citoyen·ne·s à s’exprimer par le biais de recommandations. En présence de Nadia Bakiri, conseillère régionale, présidente de la Commission Égalité Femme-Homme, qui signera à cette occasion la Charte Européenne pour l’Égalité des femmes et des hommes dans la vie locale.

→ Atelier Trans.Lab « Le corps à l’épreuve des violences (in)visibles » organisé par Osez le Féminisme Toulouse.

Journée internationale pour l'élimination des violences envers les femmes 2018• Samedi 24 novembre à Toulouse
→ De 10h à 18h, Square Charles de Gaulle : Carrefour-Rencontre. Stand d’accueil aux côtés d’autres associations qui luttent au quotidien pour les droits des femmes, et les partenaires de la Ville. À la tombée de la nuit, ne manquez pas d’admirer le Pont Neuf coloré en orange, la couleur officielle de la campagne du Secrétariat général de l’Organisation des Nations Unies.

→ À 14h, place Arnaud Bernard départ du cortège, direction le Jardin du Grand-Rond : Marche #NousToutes organisée par l’association d’étudiant·e·s de Sciences Po Toulouse Les Sans-Culottes dans le cadre de la Journée internationale de Lutte contre les Violences faites aux Femmes. Chacun·e portera la couleur de la journée internationale, le orange. « Nous montrerons ainsi notre soutien aux femmes victimes de violences et notre engagement dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles » commentent Anna Roussel et Noémie Gibert, co-présidentes des Sans-Culottes.

• Dimanche 25 novembre à Toulouse
À 19h au Métro François Verdier « On prend la rue » : Marche de nuit (féministe en mixité choisie) contre les violences sexistes.

• Lundi 26 novembre à Sciences-Po Toulouse
→ Table ronde réunissant les représentant·e·s du Mouvement du Nid (qui agit sur les causes et les conséquences de la prostitution) et l’APIAF (qui soutient les femmes traversant des difficultés). Témoignages de leur travail et débat avec les étudiant·e·s de l’École.

→ À 18h30 à l’Espace Diversités Laïcité de Toulouse, projection/débat du film « Excision : le plaisir interdit » de Nathalie Amsellem et Mireille Darc. En partenariat avec l’association Ta Vie En Main.

• Mercredi 28 novembre
→ Petit-déjeuner solidaire à Sciences-Po Toulouse pour financer la participation d’une équipe à la Nuit des Relais qui aura lieu à Paris le 4 décembre prochain. Cette course organisée par la Fondation des Femmes a pour but de collecter des fonds au profit d’associations luttant contre les violences sexistes et sexuelles (les Sans-Culottes ont déjà réuni 1 000 euros grâce à une opération de crowdfunding, somme destinée à la Fondation des Femmes).

→ À 20h30 au Chapeau Rouge – Espace St-Cyprien : spectacle « Des pas et des voix » du collectif OLF31. Théâtre, danse et musique sur la condition des femmes dans le monde.

• Jeudi 29 novembre
→ À 14h30 à la médiathèque Grand M : Projection du film « Difret » de Zeresenay Berhane Mehari. En partenariat avec l’association Bell’Arc en Ciel, avec le Centre social Bellefontaine – Lafourguette.

→ De 18h à 22h (lieu à venir) : Café’ministe sur le thème des violences économiques et de la précarité.

→ À 20h30 à l’American Cosmograph : Projection du film « Jusqu’à la garde » de Xavier Legrand. En partenariat avec l’APIAF et le cinéma American Cosmograph.

• Vendredi 30 novembre
→ À 12h45 à La Fabrique, Université Jean-Jaurès : Projection du film « Difret » de Zeresenay Berhane Mehari. En partenariat avec le Centre d’Initiative Artistique du Mirail.

→ À 18h30 à l’Espace Diversités Laïcité : Spectacle « Le mariage de l’araignée ».

→ À 20h à l’Espace Diversités Laïcité : Projection du film « Difret » de Zeresenay Berhane Mehari. Projection suivie d’un débat avec l’association Ta Vie en Main, soirée proposée par les associations Ciné Palabres et Karavan.

• Samedi 1er décembre à 16h et samedi 8 décembre à 11h au Musée des Augustins
« Les violences symboliques à l’égard des femmes dans les œuvres » : parcours commenté par une guide conférencière autour de la figure de la femme dans les collections du musée des Augustins (XIIe-XIXe siècle), à travers le prisme des violences symboliques. Suivi par une discussion animée par le Zonta Club.

• Jeudi 6 décembre
Spectacle à 20h30 au Centre culturel Henri-Desbals « Pa.tri.ar.chy », suivi d’un débat animé par les associations Osez le féminisme 31 et La Marche Mondiale des Femmes.

MONTPELLIER

• Samedi 24 novembre
→ De 11h à 17h parvis de l’Opéra Comédie : Hommage aux victimes de violences conjugales. Douze silhouettes féminines seront mises à terre les unes après les autres, toutes les demi-heures, en hommage aux femmes qui chaque mois disparaissent, victimes de violences sexistes. Inauguration à 11h, en présence de Philippe Saurel, maire de Montpellier et Président de Montpellier Méditerranée Métropole et de Caroline Navarre, adjointe au maire déléguée aux droits des femmes.

→ De 10h à 17h place de la Comédie : Un village associatif réunit les structures locales qui travaillent au quotidien auprès des femmes et les associations militantes.

À l’occasion de cette Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes, le collectif d’associations « Abolition 34 » (OLF34, Amicale du Nid, CIDFF34, Mouvement du Nid, Zéromacho, Psyc & Genre, Citoyennes Maintenant) organise une action grand public afin d’expliquer que la prostitution est une des pires violences contre les femmes et la nécessité de l’application de la loi de lutte contre le système prostitutionnel (loi du 13 avril 2016). Plus d’infos sur leur stand du village associatif.Journée internationale pour l'élimination des violences envers les femmes

→ De 13h à 15h30 Promenade du Peyrou : Rassemblement et marche #NousToutes. Un an après #MeToo, cet événement national invite toutes celles et ceux à marcher pour mettre fin aux violences sexistes et sexuelles. Organisé par les collectifs Nous Toutes, Nous Toutes 34 et Women’s March Montpellier.

→ À 17h30 au Centre Rabelais : Conférence-débat « La violence psychologique dans le couple, 1er maillon d’un engrenage destructeur », animée par Marie-Christine Fourneaux animatrice-réalisatrice radio. Avec Caroline Navarre, Adjointe au Maire de Montpellier, déléguée aux Droits des Femmes • Aline Feucherre, Psychologue clinicienne, CIDFF • Éliane Frisch, Assistante sociale, Centre Élisabeth Bouissonnade • Virginie Vernat, Avocate • Laure Dilly–Pillet, Avocate • Pierre-Antoine Peyron, Médecin, Institut Médico-Légal, CHU de Montpellier • Jean-Christophe Tixier, Vice-procureur de la République • Isabelle Rouquairol, Juriste, France Victimes 34 • Guylaine Sevajol, Psychologue au Commissariat Central.

→ À 19h30 à la Galerie L’Aberrante : lecture de « Blessées à mort » de l’auteure et journaliste italienne Serena Dandini par Sandrine Barciet, dans le cadre de l’exposition 3jours1femme visible à la galerie.

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

DANS L’AUDE

Du 22 au 25 novembre au Foyer Municipal de Rustiques : Cinquième édition du festival Les Kultur’Elles, le Festival Chanson au féminin dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Pour aller plus loin

CIDFF Alpes-Maritimes
UR-CIDFF Bouches-du-Rhône
UR-CIDFF Languedoc-Roussillon
UR-CIDFF Midi-Pyrénées
CIDFF Aude
CIDFF Hérault
CIDFF Gard
CIDFF Pyrénées-Orientales
CIDFF Vaucluse

Amicale du Nid
Du Côté des Femmes 31
Osez le Féminisme Toulouse
Osez le Féminisme 34

Liste des associations en Occitanie qui viennent en aide aux femmes.

Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes

Ministère des Affaires sociales de la santé

Photo de couverture extraite de la campagne lancée en 2015 : des stars internationales (Emma Watson, Angelina Jolie, Kendall Jenner, Madonna, Kim Kardashian, Miley Cyrus, Gwyneth Paltrow, Kristen Stewart) ont accepté d’être défigurées en photo par l’artiste italien Alexsandro Palombo pour dénoncer les violences faites aux femmes à travers le monde.

2 COMMENTAIRES

  1. Bravo pour votre article parfaitement documenté , exhaustif et excellente contribution au combat mené en faveur des femmes
    Laura

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