dimanche 23 juin 2024
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Violaine Pigeyre – Aquafitbag

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Violaine Pigeyre a cocréé Aquafitbag un concept de matériel de sport innovant qui s’adapte à tous. Avec son énergie contagieuse, Violaine nous montre qu’on peut réaliser ses rêves en mettant sa passion au service des autres. Suivez son parcours inspirant !

Pouvez-vous nous présenter votre activité ?

Aquafitbag est un matériel de sport novateur à base d’eau et d’air, qu’on a rendu totalement adaptable quels que soient sa condition physique ou son âge. C’est un matériel qui permet de faire de la gymnastique d’entretien, de la rééducation ou encore de la préparation physique. On l’utilise dans plein de contextes différents. L’eau qui est à l’intérieur va être ajustée, et sachant qu’un litre d’eau égale 1kg de charge, on va pouvoir mettre le niveau d’eau que l’on veut, ce qui va lui conférer une utilisation diverse et variée dans tous les milieux, autant intérieurs, extérieurs, voire aquatiques.

Comment est né le projet ?

L’idée est venue pendant le confinement, comme nous tous on s’est retrouvés enfermés pendant des semaines voire quelques mois, et donc on avait, avant de créer Aquafitbag, une société d’événementiel qui s’appelle C’Chouette et du jour au lendemain, on n’avait plus de travail, ni mon mari ni moi-même. Moi, j’avais encore ma profession en tant qu’enseignante, mais pour lui c’était difficile donc on s’est retrouvés enfermés à la maison. Nos amis, nos collègues sont venus à notre rencontre en nous disant : « Qu’est-ce que tu peux nous proposer comme exercice Violaine, toi qui es enseignante et toi qui connais des exercices à faire potentiellement à la maison ? » et la seule chose commune à toutes ces personnes c’était d’avoir des bouteilles d’eau chez soi. Donc tout est parti avec cette eau !

On a remarqué qu’il y avait vraiment un effet très intéressant sur le corps, sauf que ces bouteilles d’eau étaient difficilement gérables niveau charges parce qu’on était souvent assez limités en termes de niveau d’eau. C’est là qu’est venue l’idée de se dire : « Est-ce qu’il existe, notamment sur le marché international, des choses qui ressemblent à ça ? » et il se trouve qu’on n’a pas inventé le concept de mettre de l’eau et de l’air dans un élément, ça existe depuis des millénaires. Les Chinois notamment l’utilisaient dans des bambous à l’époque pour travailler cette proprioception, etc. Par contre, l’innovation à la française que nous on avons eue c’est de pouvoir, comme je disais précédemment, l’adapter aux personnes, quels que soient leur condition physique et leur âge, et donc de mettre un accent très important sur l’ergonomie, sur ces poignées qu’on a utilisées, sur les tailles qui sont utilisées et ce qui nous confère maintenant à l’international la gamme la plus large qui existe.

©Aquafitbag
Bel exemple de résilience…

On s’est retroussé les manches et on a essayé de trouver quelque chose qui n’existait pas sur le marché français et par nos métiers respectifs – moi enseignante en activité physique adaptée et mon mari ancien international en canoë-kayak – et à nous deux, on a réussi à se poser pour une fois, prendre le temps de réfléchir à d’autres choses, et finalement de revenir à nos premières amours : le sport et notamment le sport santé.

Comment est né le projet ?

Au début, on ne s’est pas du tout fait accompagner. On a vraiment fait ça un peu dans notre coin, puis finalement ça a pris. Donc on n’a pas cherché à comprendre, on était en total autofinancement. On avait mis nos économies et puis voilà, l’argent gagnant on l’a réinvesti dans la société de façon très simple. On a commencé à se faire connaître et puis des organismes, notamment AD’OCC, avec l’Occitanie s’est intéressé à notre projet en disant : « Mais nous, on est en capacité de vous aider ». Et c’est vrai qu’on n’avait pas demandé d’aide et on aurait dû. Ça, c’est un peu l’erreur de débutant et donc maintenant, au contraire, on travaille avec eux et ils nous aident à mieux structurer notre société parce qu’on ne sait pas tout faire, on n’a pas les bons automatismes parfois. Donc il ne faut pas hésiter au contraire à se faire aider.

Écouter son intuition, au plus profond de soi.

Violaine Pigeyre

C’est une richesse pour nous de savoir qu’on est dans le plus petit département de France et d’avoir pu créer ce matériel et devenir une société internationale, vu qu’on fait partir nos produits de Mende mais on les vend vraiment maintenant partout, notamment en Europe. C’est une fierté de se dire que finalement, avec juste une connexion internet – une bonne connexion internet, ça c’est important – on est capable de converser avec le monde entier et il n’y a aucun frein à la création d’entreprise, surtout dans un milieu rural, parce que tous les acteurs sont là pour nous aider à le faire. Donc il ne faut absolument pas avoir peur de le faire. On a tendance à se dire : « C’est dans les grandes villes que ça va marcher ». Eh bien on est la preuve que c’est possible, même dans des tout petits villages et que c’est juste l’envie qu’il faut avoir et la motivation. Et si on l’a, on n’a aucune limite.

©Aquafitbag
Des conseils pour lancer un projet ?

On a une idée, il faut essayer de la mener au bout. Parfois c’est difficile parce qu’on a des obstacles qui se mettent devant notre chemin, des fois c’est juste l’entourage qui nous démotive parce qu’ils ont peur pour nous. Mais quand on croit en nous et quand on croit en notre projet, il faut vraiment essayer de le mener à bien, même si ça devient un échec par la suite. Mais il ne faut rien avoir à regretter.

Après, la meilleure des récompenses c’est la clientèle, c’est les gens qui nous font confiance, c’est les partenariats mis en place et quand les gens sont satisfaits du produit ou du service que vous proposez, c’est la plus belle des réussites. Et je crois qu’il n’y a pas meilleur métier que d’être chef d’entreprise parce qu’on a une réponse directe de notre clientèle immédiate en fait. Donc c’est quelque chose de très intéressant et qui nous fait avancer dans la vie.

Photo de couverture Violaine Pigeyre copyright Grizette.

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