Stéphanie Wiart – La Fabrique à Visites

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Stéphanie Wiart a su réunir ses deux passions pour le théâtre et le patrimoine et créer La Fabrique à Visites. Vous avez peut-être déjà croisé l’un des nombreux personnages incarnés par cette guide conférencière originale, comme de Miss Grumpy qui a même sa propre page sur les réseaux sociaux !

Pouvez-vous nous présenter votre activité ?

La Fabrique à Visites, c’est une petite entreprise qui propose de la visite guidée théâtralisée et décalée, c’est-à-dire que je réponds à la commande soit des institutionnels, soit des Offices, soit des Centres du Patrimoine pour mettre en valeur le patrimoine d’une ville ou bien d’un site, par le biais d’un personnage incarné, qu’il soit historique et ayant réellement existé ou qu’il soit complètement inventé. Ce qui est le cas d’un des personnages phares de La Fabrique à Visites qui s’appelle Miss Grumpy.

Quels sont vos personnages ?

Je pense à des personnages comme Dame Guiraude qui ont marqué le territoire occitan lors de la croisade contre les Albigeois, ou bien je pense à Dame Jeanne qui est un personnage au parcours absolument incroyable et qu’on a retrouvé dans les souterrains du Castela les deux saisons précédentes. Miss Grumpy, c’est une création qui est liée à tout mon parcours de comédienne, de clown parce que je fais du théâtre depuis très longtemps, du clown depuis presque dix ans maintenant avec une compagnie absolument géniale qui s’appelle « Le Bestiaire à Pampilles » et qui m’a donné ce petit impulse pour créer Miss Grumpy, qui est un personnage qui vient directement d’Angleterre, d’une ville qui s’appelle Leamington Spa, et qui, il y a dix ans, a posé ses valises dans la région parce qu’elle est tombée amoureuse de l’Occitanie.

Comment vous êtes-vous lancée dans ce projet ?

Ça fait très longtemps que je navigue entre les deux passions qui sont… d’abord celle de comédienne, j’ai commencé le théâtre quand j’étais toute petite, j’avais 8 ans. J’ai envisagé un parcours de comédienne à un moment de ma vie, j’ai foulé les planches des cafés-théâtres, je me dirigeais plutôt vers ça et puis le patrimoine m’a rattrapée. Donc j’ai, avec ma carte professionnelle de guide conférencière, commencé à mener de la visite guidée. Je n’ai jamais arrêté la comédie en fait, j’aime toucher un petit peu à tout, tous les univers, je suis exigeante là-dessus. Et puis chemin faisant voilà, les deux passions se mélangeant, j’ai eu envie de les lier par le biais de cette présentation, de cette incarnation de personnages historiques ou de personnages burlesques, permettant de mettre en valeur le patrimoine.

Quand je suis arrivée il y a dix ans, je prenais tout ce qui tombait. C’est vraiment une bonne école, ça oblige à travailler sur la préparation intensivement et rapidement. Puis c’est un petit réseau comme beaucoup de milieux, votre nom commence à circuler, moi je la joue très collectif d’une manière générale, donc j’ai aussi fait en sorte de me rapprocher de réseaux qui existaient déjà. Je pense à une association qui est absolument géniale qui s’appelle l’AGIT l’Association des Guides Interprètes du Tarn, dans laquelle je suis également très engagée qui est une asso qui fédère les guides, on est une trentaine sur le territoire tarnais. Et puis c’est de belles rencontres, j’ai rencontré beaucoup de très belles personnes dans le monde du tourisme ici, j’ai trouvé que c’était un milieu solidaire où assez rapidement et assez facilement, on se contactait les uns, les autres.

Des conseils pour celles qui voudraient se lancer ?

Je crois que c’est important de se construire un bon réseau, pour pouvoir mener à bien ses projets. De gens qui sont bienveillants, qui portent vraiment les idées que vous proposez, que vous défendez, avec beaucoup d’envie, voilà ! S’entourer d’un réseau qui vous accompagne véritablement qui suit votre projet et qui suit votre créativité. Et qui ne vous impose pas quoi que ce soit, ça c’est extrêmement important. D’ailleurs, comme il est important de défendre sa créativité, je dirais que c’est important de croire vraiment très profondément à ce qu’on défend malgré les retours, malgré les petits obstacles qui peuvent se présenter à vous. Si vous pensez que vous êtes à la juste place, si vous pensez que c’est un bon projet, faut y aller on n’a qu’une vie ! Faut foncer dans l’envie ! Il faut foncer dans la créativité mais il faut être entourée. Et il faut être entourée de gens positifs.

Que faites-vous pour stimuler votre créativité ?

Plein de choses m’amusent en fait ! Plein de choses m’interpellent, et je m’en saisis… le hasard, les rencontres, les accidents… Et puis je continue à travailler le burlesque quand même. Donc je suis avec un groupe de copains, on s’est monté en collectif et on travaille les uns avec les autres, on se fait des retours… Voilà, on s’aide je dirais, à stimuler cette créativité. Il y a une saine émulation autour de projets créatifs.

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