Alima Souma & Coline Cassagnes – Au Boulot Cocotte

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Alima Souma et Coline Cassagnes partagent cette passion pour le DIY. Ensemble, elles ont fondé « Au Boulot Cocotte » pour mettre en relation toutes celles et ceux qui veulent apprendre ou transmettre leur savoir-faire créatif.

Pouvez-vous nous présenter votre activité ?

Alima : On se décrit comme tisseuses de liens créatifs parce qu’on va mettre en relation toutes les personnes qui font, de façon professionnelle donc ce qu’on appelle « les faiseurs », avec ceux qui veulent apprendre à faire. En gros, ça va être par exemple un atelier de broderie ou un atelier jardinage avec des personnes – aussi bien des particuliers que dans les entreprises – qui veulent apprendre à faire.

Coline : Et notamment pour les entreprises, on propose des moments créatifs, ça peut être des pauses créatives sur le temps du déjeuner, du team building créatif ou encore des animations créatives lors d’événements en entreprise.

Alima : Parce qu’il faut savoir aussi que la particularité du coup c’est que certes, nous sommes les tisseuses de liens créatifs, mais ce n’est pas nous qui animons les ateliers, c’est vraiment les faiseurs professionnels qu’on va mettre en avant au sein de ces activités.

Comment avez-vous eu l’idée ?

Alima : Il y a un peu plus d’un an, on s’est rencontrées… oui ça fait pas très longtemps qu’on se connaît, sur un événement professionnel pour lequel on était bénévoles. Voilà, comme toute rencontre on discute : « Salut ! Ça va ? Tu fais quoi ? T’aimes quoi ? ». Et là, on se rend compte qu’on aime les mêmes choses, après c’est plus particulièrement pour Coline, elle est plus sur tout ce qui va être travail du bois : elle construit des meubles télé sur ses week-ends pour s’amuser et moi, c’est plus sur les travaux d’aiguille donc je suis plutôt sur de la couture principalement. Donc de là, on a commencé à se raconter nos petites vies et on s’est rendu compte qu’on avait un projet commun qui était d’avoir un espace… le projet fou ! Avoir un espace dans lequel on pouvait faire tout ça : aussi bien du bricolage, que de la couture, que de la broderie, que du numérique avec des découpes laser, du coworking… Enfin ça partait dans tous les sens. Et Coline m’a dit qu’elle avait déjà un blog qui s’appelait « Au Boulot Cocotte ». Ben… Pourquoi réinventer la poudre ? « Ça te dit qu’on tente quelque chose ensemble ? » Et on a commencé comme ça.

Du projet à l’entreprise, comment ça se passe ?

Coline : On nous a orientées vers le réseau Les Premières qui est un réseau féminin qui accompagne les porteuses de projets sur des programmes de six mois. Donc on a commencé cet accompagnement et à valider notre projet, à faire évoluer notre projet avec cet accompagnement-là. Et derrière, on a aussi été accompagnées par le réseau Nénettes & Co qui nous a accompagnées sur des points plus précis, notamment sur le modèle économique.

Alima : D’intégrer un réseau, l’avantage c’est qu’on a l’ensemble des intervenants “à disposition” ! C’est qu’on a plusieurs sessions qui se déroulent : du juridique, du financier, de la créativité… Enfin voilà, on rencontre pas mal d’intervenants à ce moment-là, ce qui nous évite de nous éparpiller et d’avoir à aller courir après les uns, les autres pour trouver les informations. Donc ça, ça a été la grosse aide qu’on a pu avoir, en plus du fait de rencontrer d’autres personnes dans notre cas, d’autres personnes qui ont l’idée, qui veulent monter un projet, qui veulent se lancer. Du coup, on se retrouve dans un groupe, on se crée notre petite communauté, de l’entraide, toutes ces choses-là et ce qui nous aide à avancer.

C’est important que l’accompagnement soit féminin ?

Alima : On se dit c’est peut-être pas plus mal de ne pas avoir ce regard de “monsieur”, qui va forcément juger. Surtout que là, on est sur une thématique qui aujourd’hui est vue comme très féminine. Donc aller ensuite pitcher son projet, dès le début en tout cas, auprès d’un gars… ben je sais pas, on s’attend très vite à avoir le cliché, le stéréotype : « Oh c’est la nénette qui veut faire un truc en centre-ville pour des nénettes ». Après j’ai envie de te dire : « Oui et alors ? ». Mais l’idée c’était de voir que d’être dans un cercle de femmes, on n’avait pas cette barrière dès le départ.

Coline : C’est ça ! Le fait d’être dans un réseau féminin, ça nous a permis de construire ces échanges très rapprochés avec les autres porteuses de projets.

Des conseils pour celles qui voudraient se lancer ?

Coline : Parfois se lancer seule, c’est compliqué. N’hésitez pas à trouver un partenaire, par contre… N’hésitez pas à prendre le temps de trouver un bon partenaire. Nous, on a lancé cette aventure à deux sans se connaître, donc on a eu une double difficulté c’est : lancer un projet et lancer un projet avec une personne qu’on ne connaît pas. Ça marche. J’espère que ça marchera un moment mais le début a été compliqué. Donc n’hésitez pas à vous entourer d’autres personnes pour monter ce projet mais réfléchissez-le.

Alima : Il n’y a pas de question bête, donc peu importe l’interlocuteur que vous rencontrez, posez les questions. Aujourd’hui, je pose encore beaucoup de questions, ma société a beau être montée, les questions que je pose, notamment à Coline, mais bon ça c’est des chiffres ! Mais… ouais ! Posez des questions autant que vous voulez, vous avez besoin, certes de vous rassurer, mais aussi de vous alimenter de ces réponses-là pour pouvoir vous rendre plus forte et avancer !

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