Audrey Lamy, pétillante Cévenole

La jolie blonde est à l’affiche de 4 films cette année. Malgré une carrière déjà solide, Audrey Lamy conserve une remarquable humilité assortie de rires fréquents et revendique ses racines cévenoles.
Une bien belle personne, rencontrée pendant le festival cinéma Itinérances d’Alès 2015.

Audrey Lamy
Audrey Lamy au festival Itinérance Alès 2015 © Martin Flament

Je suis fière de venir d’Alès et on a des talents extraordinaires dans notre région !

Votre désir de scène remonte à quand ?

J’avais pris des cours de théâtre à Alès, j’ai commencé très jeune et après j’ai fait évidemment des options théâtre. Et puis très rapidement je me suis rendue compte que c’était un métier en fait. Parce que quand on est jeune on a l’impression que c’est du jeu, qu’on ne peut pas gagner sa vie avec ça, jusqu’au jour où je me suis dit ça peut être un vrai métier, on peut en vivre.

Comment avez-vous débuté ?

J’ai fait le Conservatoire national : super école et formation extrêmement complète. On apprend à jouer, danser, faire de l’escrime, du masque, du clown, de la dramaturgie. Et en sortant de là on fait partie du JTN, le Jeune Théâtre National. C’est ce qui nous permet de passer des auditions et des castings. J’ai fait beaucoup de théâtre classique, même si les gens me connaissent dans des comédies. Et puis un jour j’ai eu un accident de scooter et je me suis mise à écrire des sketches. Cet accident m’a aidé. L’être humain est capable de rebondir sur des choses qui peuvent être très lourdes. C’est là qu’a commencé mon one-woman-show qui a fonctionné immédiatement. Je l’ai joué pendant 5 ans avec 4 tournées. Alors petit mot pour les Alésiens et les Nîmois : je me suis battue pendant des années pour pouvoir venir jouer ici et je n’ai pas pu. Donc les portes m’ont été ouvertes en même temps pour le théâtre, pour le cinéma et pour la télévision pour Scènes de ménage et Tout ce qui brille.

Audrey Lamy
Photo du film « Qui c’est les plus forts ? » de Charlotte de Turckheim © Christophe Brachet

On m’a demandé en arrivant à Paris (…) de perdre mon accent du Sud et ça m’a fait énormément de peine parce que ce sont mes racines.

De retour chez vous pour ce jury.

Je tenais vraiment à participer à ce festival parce qu’un court métrage c’est plus difficile, très souvent ce sont des idées qui ne sont pas financées par le cinéma et donc c’est une prise de risque largement supérieure à celle d’un long métrage. Et puis c’est la première expression d’idées. La plupart des auteurs passent par cette case pour écrire un long métrage.

J’étais hyper contente de venir à ce festival pour rencontrer des univers, pour écouter des histoires. Je trouve que c’est un format agréable.

Audrey Lamy
Photo du film « Qui c’est les plus forts ? » de Charlotte de Turckheim © Christophe Brachet

 

 

Avez-vous le sentiment d’avoir en vous quelque chose de cévenol ?

Complètement. C’est-à-dire que déjà dans le train je choppe l’accent du Sud. On m’a demandé en arrivant à Paris et surtout au Conservatoire de perdre mon accent du Sud et ça m’a fait énormément de peine parce que ce sont mes racines. Alors ce que j’ai perdu c’est l’accent du Sud mais ce que j’ai gardé, ça c’est sûr, c’est l’esprit cévenol, gardois et alésien. Ça ne partira jamais. Je suis née ici, j’ai grandi ici, cette ville m’a construite, c’est ici que j’ai eu mes premières inspirations, c’est ici que j’ai vu mes premières pièces de théâtre au Cratère, c’est ici que j’ai eu mes premiers cours de théâtre. Souvent on est un peu gêné de venir d’une petite ville, mais je trouve que ce qui fait la richesse de la France c’est justement la province. Je suis fière de venir d’Alès et on a des talents extraordinaires dans notre région que ce soit ma sœur, Jean-Jacques Bourdin, Bernadette Lafont par exemple.

Est-ce que vous lisez la presse féminine ? Grizette, le féminin du Sud, vous en pensez quoi ?

Oui j’aime bien les magazines féminins qui parlent aussi d’actualité. Et dans Grizette on a le côté féminin avec de belles photos sur la mode, les bouquins, le théâtre, l’actualité locale. C’est vrai qu’il a l’air bien ce magazine, il a l’air super.

Audrey Lamy
Photo du film « Qui c’est les plus forts ? » de Charlotte de Turckheim © Christophe Brachet

 Pour en savoir plus

Site officiel de Audrey Lamy
Page Facebook

(…) dans Grizette on a le côté féminin avec de belles photos sur la mode, les bouquins, le théâtre, l’actualité locale. C’est vrai qu’il a l’air bien ce magazine, il a l’air super.

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