Une pintade à Montpellier
Caroline©Une Pintade à Montpellier
Chaque jour, vous pouvez retrouver les derniers articles publiés par la blogosphère locale grâce à notre sélection des Blogs du Sud. Nous sommes allés à la rencontre des blogueuses et blogueurs de la région pour découvrir leur personnalité, leur univers… et vous les présenter !

Caroline, pétillante dénicheuse d’adresses

Reine des bons plans et testeuse hors pair, Caroline partage dans son blog « Une pintade à Montpellier » les nouvelles adresses food, lifestyle et les activités dans la région. Hyperactive et connectée, cette pro de la communication surfe sur les réseaux sociaux aussi facilement que l’on glisse dans un bain moussant. Souvent sollicitée pour organiser des événements regroupant blog et presse, elle n’hésite pas à donner de sa (jolie) personne quand il s’agit de tester des sports insolites – vous avez sûrement déjà découvert sa plume dans les pages de Grizette version papier. Une fille cash qui n’a pas sa langue dans la poche, tatouée, fan de cuisine asiatique et de la Thaïlande qu’elle parcourt chaque année. Elle se dit excentrique ? Caroline aime la vie et les gens, c’est une fille authentique.

Pourquoi avoir choisi une pintade comme animal totem ?

Avec mes copines on faisait souvent des soirées, comme toutes les filles. On s’appelait “ma dinde”, “ma poule”, “morue” etc. Du coup “pintade” ça m’a tilté parce que je lisais aussi des livres comme « Une vie de Pintade à Paris », sortes de city guides des bons plans de différentes villes. J’ai trouvé ça génial car cela correspondait à ce que je voulais faire. Et puis ça va aussi beaucoup dans l’autodérision, ce que j’aime ! Mes premiers posts étaient vraiment des retours de soirées, ce qu’on racontait entre filles sur les garçons, les relations hommes/femmes ou le boulot. J’étais toujours dans une situation très ridicule et en fait ça faisait marrer mes copines, alors elles m’encourageaient.

Quel est ton job ? 

Je travaille à l’Université de Montpellier, je suis social community manager au service communication. À côté de ça, j’ai une agence Com’pote communication. L’année dernière, j’ai croisé une copine qui bosse dans une agence. Elle cherchait quelqu’un qui s’y connaisse en réseaux sociaux suite à des demandes de ses clients. On a commencé à travailler ensemble et depuis, des clients m’ont contactée. Je connais beaucoup de blogueuses, de lieux, et je suis beaucoup sollicitée, que ce soit pour mon blog ou pour mon réseau. C’est pour cette raison que j’ai monté ma société de conseil en communication : pouvoir mettre en relation et créer des événementiels avec des influenceurs.

C’est quelque chose de nouveau sur Montpellier et alentours ?

Ça n’existe pas à Montpellier. J’ai bossé sur le salon Creativa, c’est moi qui ai fait le lien entre les blogueuses et Montpellier Events, les organisateurs. Il y a eu ensuite d’autres événements, et on m’a sollicitée notamment pour La Grande Plage Bohème. Au début, je n’étais pas encore rémunérée sur ces projets.

C’est toi qui va chercher les blogueuses ?

J’ai mon réseau étant moi-même dans la blogosphère, donc lorsque je bosse par exemple avec Le Grand Hôtel du Midi, je vais choisir telle et telle blogueuse parce que je les connais. Créé au départ dans un contexte amical, Com’pote s’est professionnalisé mais ça reste vraiment dans mon univers et finalement c’est ce que les gens viennent chercher chez moi. Il y a quand même une stratégie derrière pour le client, quelque chose de réfléchi. Et puis je contacte aussi des blogueuses nationales puisque du coup l’intérêt c’est de faire venir des gens et de montrer une notoriété plus large. Le problème c’est qu’à Montpellier on est à la ramasse totale. Parce que ce n’est pas encore assez bien accueilli, mais ça commence à venir.

La blogosphère montpelliéraine est relativement active ?

On est quasiment une centaine. On a créé un groupe avec les « apéro blogs », c’est Jeanne qui l’a monté il y a quatre ou cinq ans, puis elle a volé vers d’autres horizons. Cela a permis aux blogueurs de se rassembler, d’échanger, entre autres sur les problèmes qu’il peut y avoir sur leurs différents blogs. C’était vraiment cool. On est un noyau, sans qu’il y ait de concurrence entre nous, car chacun a sa place. Même si on fait un article sur la même chose, les lecteurs ne sont pas les mêmes. On se rend compte maintenant que les influenceurs sont lus comme la presse, on va piocher des articles à droite à gauche.

Une Pintade à Montpellier
Le Parfum © Une Pintade à Montpellier
Comment choisis-tu tes partenariats ?

Alors ce ne sont pas des partenariats mais plutôt des tests parce que, positif ou négatif je le dirai. J’ai besoin de donner mon ressenti de ce que j’ai testé. Ça peut ne pas me plaire mais à d’autres, oui. Je ne me sens pas légitime de fusiller quelqu’un sur son travail. Comme par exemple le restaurateur qui va m’expliquer d’où viennent ses produits, qu’il se lève tous les jours pour les travailler en circuit-court et qu’il est passionné… Même si je n’ai pas aimé sa cuisine, je ne suis pas là pour dire que c’est dégueulasse. Je ne vais pas utiliser ces mots-là et je ne me sentirais pas à l’aise pour dire ça. Mais je reste authentique, le lectorat attend aussi qu’on lui dise la vérité.

Justement, ton lectorat est-il plutôt féminin ou masculin ?

Ce qui m’a étonnée c’est que c’est très masculin. Il y a beaucoup de resto donc ça intéresse pas mal les mecs. J’en ai beaucoup, par exemple le dimanche midi qui me demandent : « Je dois emmener ma copine le dimanche soir au resto, qu’est-ce qui est ouvert ? ». C’est génial ! Pour moi c’est la plus belle chose que devenir la conseillère pour les bons plans. C’est exactement ce que je cherche par rapport à mes articles. Mon lectorat a plus de 35 ans. J’ai pas mal de lecteurs de l’âge de ma mère – plus de 45 ans – qui me suivent beaucoup pour les resto.

Je reste authentique, le lectorat attend aussi qu’on lui dise la vérité.

Au début, mon blog était vraiment axé sur les activités que je testais. Et puis j’ai vu que tout ce qui était food a vraiment pris le pas avec plus de vues, de partages et d’engouement sur ce genre de post. Donc je l’ai développé et maintenant je suis sollicitée pour ça. Pareil pour l’hébergement, j’allais tester moi-même sur Paris ou ailleurs, et au fur et à mesure, les gens sont venus vers moi avec des propositions. On est maintenant davantage dans les échanges humains que dans les mails synthétiques de presse.

Tu fais beaucoup de choses pour la découverte de la région Occitanie, même des kilomètres à vélo !

Je suis une pile électrique donc j’ai besoin de me dépenser ! J’ai besoin de ça.

Tu as emmené ta fille faire 60 km de vélo ?

Ah non non (rire). Elle me regarde et elle me dit : « Allez ciao ! » et elle reste devant la télé. Ça ne l’intéresse pas, elle a 12 ans.

Elle est plus dans la génération Instagram et Snapchat.

C’est ma formatrice Snapchat. Elle gère mon compte et prend les plus moches photos de moi et les met dans ma story ! Je n’ai pas le temps et je n’aime pas trop tout ce qui est éphémère. J’en fais parfois avec la story Instagram, mais ce n’est pas mon lectorat. Il y a beaucoup de filles qui le font, elles ont le temps, enfin plus ou moins… Mais franchement, avec tous les événements, à la fin de l’année, ça devenait lourd. Tu subis un peu mais il y a des événements que tu ne peux pas refuser. Tu te dis que tu vas dire non au prochain et en fait, on te propose de faire de la voltige ! Le mec il te fait faire quinze minutes avec des loopings. Il m’a fait faire un truc, jamais je ne le referai ! (rires)

Une Pintade à Montpellier
Test du Grand Hôtel du Midi © Une Pintade à Montpellier
Depuis que tu as commencé ton blog en 2009, quel est l’événement le plus marquant ?

Le road trip que j’ai fait l’été dernier pour la région Occitanie avec un van pendant cinq jours. J’ai aidé un agneau à naître, conduit un tracteur commandé par un satellite… des trucs que je ne referai jamais ! On était trois, on ne se connaissait pas du tout et le lendemain, on partait vivre ensemble pour faire des activités que personne n’avait jamais faites, et on s’est pris d’amitié. On se levait le matin à 8h et on se couchait à 2h du mat’. C’est intensif et plein d’émotion quand tu vois des agriculteurs qui te parlent de leurs agneaux, quasiment les larmes aux yeux… Je ressens vachement les choses. On en a pris plein la tête et il a fallu un “après” pour s’en remettre. Ça a été dur, on s’est contacté tous les trois et on est toujours en lien. C’est la chose la plus marquante dans mon histoire de blogueuse.

Le test le plus absurde qui t’a été proposé ?

Tester un matelas. J’ai pas refusé mais j’ai dis oui à une condition : « que je puisse sauter dessus ». J’ai jamais eu de réponse ! (Elle explose de rire.) Sinon je teste des vibromasseurs mais pour moi c’est pas forcément absurde, c’est rigolo. J’aime bien parce qu’on n’en parle pas beaucoup, les blogueuses sont timides. Je suis plutôt expansive, je dis les choses. C’est ce qui m’avait choquée il y a quatre ans dans les « apéro blogs », quand j’ai commencé à faire leur connaissance. Les blogueuses ont une certaine facilité à parler derrière une caméra et quand on les rencontre, on se rend compte qu’elles ont du mal à dire les choses et qu’elles sont timides. Tu peux t’attacher à une personne et quand tu la rencontres, t’as l’impression que ce n’est pas la même.

Quelles sont tes ambitions pour le blog ?

Je vais passer sur une partie voyage. Je suis allée au Salon des Influenceurs à Saint-Raphaël et à Saint-Malo. L’occasion de rencontrer des influenceurs nationaux, des marques et des offices de tourisme qui te proposent, selon ton profil, de participer à un road trip ou un city trip pour promouvoir la région. Je ne cherche pas à me mettre en avant, mais c’est plaisant de recevoir des messages et je suis contactée de plus en plus. Plus tu es vue, plus tu en reçois. C’est aussi une opportunité, faut pas se leurrer. J’aime voyager donc quand on me propose d’aller tester un appartement à Biarritz, j’y vais ! Mais avec toujours l’idée de rencontrer des gens. Je suis boulimique des rapports humains. Je pars du principe que je ne sais rien, ce sont les gens qui m’apprennent grâce à ces expériences.

Interview réalisée par Mélanie Denis.

Pour découvrir l’univers de Caroline :

Son blog « Une pintade à Montpellier »
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