Un hashtag pour libérer la parole des femmes et mesurer l’ampleur des abus sexuels

Après les révélations sur l’affaire Weinstein, les femmes osent parler des harcèlements sexuels, voire agressions sexuelles, dont elles ont été victimes dans leur travail. Autant de témoignages sur les réseaux sociaux, venus d’abord de personnalités des médias et du show-biz qui s’étendent désormais aux anonymes.

#BalanceTonPorc en France

Le hashtag #balancetonporc a été lancé en France vendredi 13 octobre par un tweet de Sandra Muller, journaliste à La Lettre de l’Audiovisuel. Son objectif : dénoncer les abus sexuels et inciter les femmes journalistes à témoigner pour briser l’omerta. Car elle-même a été victime de harcèlement sexuel de la part d’un ancien patron de chaîne télévisée : « Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit. »

Insultes dans la rue, gestes déplacés, menaces, agressions… c’est une avalanche de témoignages qui déferle sur la Toile – plus de 50 000 tweets en un week-end. À tel point que le hashtag est devenu en deux jours au top des « tendances France » sur Twitter, multipliant par la même occasion les commentaires de soutien – mais parfois haineux – d’internautes ! Il ne s’agit pas de faire du règlement de compte, de la délation ou de la diffamation, mais bien de libérer la parole des femmes.


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#MeToo aux États-Unis

En réponse à cet élan quasi solidaire, aux États-Unis c’est l’actrice Alyssa Milano sur son compte Twitter, qui a incité toutes les femmes à dénoncer les abus sexuels dont elles ont été victimes : « Si vous avez été harcelée ou agressée sexuellement, écrivez “moi aussi” en réponse à ce tweet ».

Là aussi, le sujet s’est retrouvé en tête du réseau social car plus de 27 000 personnes en deux jours ont publié des statuts, y compris sur Facebook, sous le hashtag #MeToo !

Serait-ce le début de la révolte des femmes ?

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